Twitter via RSS

Vous savez que Twitter n’a plus de flux RSS accessible pour la « home » d’un utilisateur.

Ben oui, la home, la page qui se charge quand on se connecte à Twitter.

Personnellement, je trouvais ça pénible, mais sans plus.

Et puis Guillaume Laforge a demandé aux castcodeurs comment on s’informait de nos jours sur le web …

Du coup, évidement, j’ai répondu ça

Et hélas, Twitter.
Hélas, parce que Twitter ne me fournit que de minuscules bouts d’information là où j’aimerai avoir plus de matière.
Hélas, parce que Twitter ne me permet pas de classer les sources d’information dans des dossiers, ou selon des tags, ou quelque autre sorte d’organisation.
Hélas, enfin, parce qu’il n’y a pas moyen de savoir quels messages j’ai déja lu.
Hélas, toujours, parce qu’il n’y a pas de flux RSS disponible pour ma timeline complète (c’est-à-dire avec tous les gens que je suis).

Et pourtant, on trouve sur twitter des tas de liens intéressants. Du coup, j’ai cherché un peu des outils permettant de récupérer dans des flux RSS le contenu de ma page twitter … Et j’ai trouvé des trucs, mais difficilement. Cela dit, Pixsy m’a fourni, outre un outil apparement très chouette (mais qui ne marche pas pour twitter), un lien vers tweetledee que j’ai immédiatement installé sur mon serveur PHP local.

Et du coup, j’ai à côté de mon rss-bridge qui me sert très bien un tweetledee au but assez spécifique.

Je n’ai pas réfléchi bien longtemps avant de l’installer. Parce que comme rss-bridge, c’est de l’open-source sans base de données, facile à utiliser, et qui correspond bien au besoin. Evidement, c’aurait été un peu mieux que rss-bridge me fournisse ce service, mais comme il faut passer par OAuth pour se connecter à Twitter, j’imagine que Seb n’y est pas spécialement favorable (et je dois également reconnaître que je n’ai pas eu le courage de coder le truc).

Fin des opérations sur Twitter ?

Ceci n’a pas de rapport avec ma sortie du googleverse.

Non, c’est plutôt lié à la politique de twitter interdisant peu à peu les clients externes.

Depuis ce matin, je n’ai en effet plus accès à mon compte via mon interface de choix : pidgin et jabber.

Je pourrais tout à fait basculer sur un client « officiel ». Mais, à la lumière des révélations récentes, je me rends compte à mon tour que l’ère du minitel 2.0 est venue, et que je dois choisir si j’accepte de passer par un serveur central et privateur pour chaque opération, ou si je dois plutôt me battre pour conserver les quelques illusions de liberté qu’il me reste.

Et, même si mes derniers échanges avec @LePenduXII étaient plaisants, même si l’humour global du réseau est agréable, je dois bien reconnaître que twitter ne colle pas. Ou plutôt, twitter colle trop. Un peu comme les restaurateurs grecs à côté de St-Michel à Paris, si vous voyez ce que je veux dire …

Donc, fini twitter.

Et en attendant mieux, je vais sans doute poster quelques messages via mon shaarli (inaccessible du web, mais renvoyé vers shaarlirss – cherchez les liens qui viennent du shaarli nommé « mes liens »). Le mieux pouvant sans doute venir de movim, qui ressemble à pas mal de choses que twitter n’est pas.

Alors oui, vous verrez encore des messages émis par moi. Mais ces messages ne seront plus jamais émis manuellement et mon compte va devenir un authentique bot : un point de présence dans le twitterverse reprenant mes contributions extérieures. Vous y verrrez donc passer les choses suivantes :

  • ce blog
  • mon compte github (par la grâce de IFTTT)
  • Goodreads
  • Et shaarli si j’arrive à bidouiller un truc avec IFTTT. Mais j’en reparlerai …

Twitter dans pidgin, c’est mort ?

Ce matin, j'ai appris qu'il y avait encore une victime de plus des nouveaux quotas de Google App Engine : TwiTalker.
J'avais déjà parlé de cet excellent service qui me permettait facilement de récupérer mon flux Twitter dans Pidgin et/ou GMail (la façon la plus geek et à mon sens la plus pratique de suivre twitter). Hélas, trois fois hélas, l'auteur annonce l'arrêt programmé du service, à cause encore une fois des quotas Google.
Du coup, je vais devoir changer.
Alors qu'est-ce que je vais prendre à la place ? Ben tweet.im, en fait, puisque d'après mes tablettes il semble fonctionner "correctement".

Mais quel idiot je suis

Il y a peu de temps, je suis tombé, via Quantified Self, sur Quantter.
Le site semble actuellement injoignable depuis ma machine, mais j’imagine que ça n’est que temporaire … si ça n’est pas temporaire, imaginez qu’en twittant un truc genre swim:2km, quantter sait que vous avez nagé deux Km). Si ça vous rappelle des trucs, c’est normal, puisque c’est la même chose que your.flowingdata.com. En même temps, c’est normal, on est dans les deux cas dans le domaine du lifelogging.
Et je peux dire que, dans les deux cas, je n’arrive pas à leur envoyer des twits. Du coup, mes pages sur ces sites sont désespérément vides. Sans doute est-ce dû au fait que, pour moi, twitter n’est clairement pas un outil approprié ..; j’ai plus tendance à utiliser jabber pour ce genre de trucs.
Ce qui est curieux,c ‘est qu’avec une belle amnésie, j’ai quasiment reproduit la démarche intellectuelle qui m’avait mené à cet article en 2009. Sénilité précoce ? Peut-être. peut-être aussi que je me suis laissé « buzzer » bêtement par internet. En tout cas, ça me laisse complètement songeur sur ma capacité (ou mon absence de capacité) à résiste à des méthodes de saisies clairement défaillantes pour l’usage que je fais de ces outils. L’usage ?
Ben oui, je fais un peu de lifelogging. Pour être clair, j’ai une feuille Google Spreadsheet dans laquelle je note la distance que je parcours à la piscine chaque semaine, avec un beau graphique « motivationnel ». Et, curieusement, je trouve l’interface de saisie de Google nettement plus pratique que ces magouilles à base de twits dont, de toute façon, je ne me sers pas.

Twit … talk !

Comme vous le savez, je suis fan des bots Jabber (même si je n’ai hélas pas encore pris le temps de me frotter à cette technologie, alors que pourtant, avec Gaelyk, c’est de la rigolade). je suis en particulier fan des bots twitter, puisque j’utilisais jusqu’à présent comme client Twitter principal tweetjid.
Eh bien tout ça, ça a changé !
j’utilise maintenant le bien plus puissant TwiTalker.
Enfin, quand je dis plus puissant, il manque quelques liens, deux ou trois bricoles.
En revanche,c e qui ne manque pas, ce sont les commandes. Regardez-moi cette liste !
Et comme TwiTalker est conu pour s’intégrer à Google Talk, je l’ai dans mon GMail, mais aussi dans Pidgin, ce qui est un peu plus pratique.
La seule chose qui me chagrine, c’est cette histoire de clarification de l’utilisation de l’API de twitter. Mais bon, tant que ça dure, je ne vais pas me priver de cet excellent service (qui comble un trou laissé béant par Twitter).

Les communautés virtuelles ont-elles tué Usenet ?

Rholala, voilà-t-y pas que je me mets à écrire des titres à la Fred Cavazza. ca va mal !

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Blague à part, vendredi dernier, je discutais avec mon bon fabstream (qui pose décidément toujours les bonnes questions, et qui doit donc continuer).
Cette discussion avait commencé sur une ouverture fort classique : A quoi peuvent bien servir ces sites communautaires divers et variés dont je peux parler ?
La réponse, pour moi, est connue depuis longtemps (enfin ma réponse a cette question) : c'est un simple et logique désir d'immortalité. Bon, un désir d'immortalité réduit aux choses intéressantes, quand même. je ne vous inflige ainsi pas mes records de vitesse divers et variés (ah c'est con, je voulais poster un lien vers le mashup Google maps qui permet d'avoir des cartes topographiques des parcours des randonnées à roller, mais je ne le retrouve pas).
Donc, un désir d'immortalité … augmenté, toutefois, pour ma part, d'une légère couche sociale.
L'exemple typique, pour moi, c'est Goodreads. En effet, sur ce réseau, mes rares connaissances ne sont pas des gens que je connais ailleurs (sauf peut-étre un). En revanche, ce sont tous des gens qui, comme moi, ont une bibliothèque bien fournie, et plutôt orientée SF. D'ailleurs, en bon geek, pour moi, le réseau social parfait, c'est évidement StackOverflow où on ne peut même pas avoir d'"amis". Mais en revanche où la dimension serious gaming est la mieux utilisée, puisqu'on est sans cesse titillé, en tant qu'utilisateur, pour collectionner des badges inutiles.
A contrario, évidement, je n'ai pas de compte facebook. Parce que si Goodreads, StackOverflow, ou même last.fm et Twitter servent tous un propos, celui de facebook, qui n'est que de faire du social et de l'épate (et accessoirement révéler sa vie privée à ces petits gredins de facebook), ne m'intéresse absolument pas.
Ce qui me permet de rebondir (boing).
En fait, si vous y réfléchissez bien, mon usage de ces sites sociaux ressemble un peu à ce que j'appréciais chez le Grand Ancien : la capacité de discuter d'un sujet hyper précis avec des gens qui le connaissent et qui apportent vite plus d'information que je ne peux rêver d'en avoir. Et en fait, c'est vrai que si je m'inscris sur ces sites (et même parfois, mais c'est trèèèèèèèès rare, sur des forums style phpBB), c'est pour retrouver cette convivialité de gens qui connaissent le même sujet et en discutent tranquillement autour d'une bonne bière. Alors évidement, usenet est vieux, moche (mais ses clients peuvent parfois être absolument redoutables par leurs fonctionnalités), mais il y reste toujours un peu de cet esprit de bistro.
Bon, la prochaine fois, j'essayerais de vous parler d'autre chose.
Ah, tiens, tant que j'y pense, j'ai arrêté d'utiliser OhLife hier, justement parce qu'il manquait totalement de ce coté social (pas au sens de j'affiche ma vie, mais bien au sens de je rencontre des gens qui partagent les mêmes intérêts que moi).

La force d’un service web ? Son écosystème !

La semaine dernière, je crois, je vous parlais d'aTunes, qui est équivalent complet d'iTunes, mais réellement gratuit, et en Java. Parmi toutes ses fonctionnalités, aTunes intègre d'origine un scrobber last.fm.
Bon, je sais bien que je suis censé (tiens, bizarre, je croyais avoir écrit un post là-dessus) préférer grooveshark à last.fm. Cela dit, grooveshark ne dispose pas de cette fonctionnalité … mais je crois qu'il va falloir expliquer un peu ce que c'est.
Le scrobbling, c'est une façon marrante de dire au monde ce que vous écoutez. En fait, quand vous écoutez un morceau (avec last.fm, aTunes, …), cette information est envoyée à last.fm et affichée sur votre profil. Ca n'a l'air de rien comme ça, mais c'est assez rigolo, et c'est exactement le même principe que twitter : dès que vous pensez quelque chose, au lieu de réfléchir, paf ! Vous le mettez dans votre twitter.
Donc, on peut scrobbler sa musique sur son profil last.fm avec aTunes. Quelle belle jambe ça peut vous faire alors ! C'est vrai que ça sert pas à grand chose. Sauf que last.fm, comme tout site digne de ce nom, a une API qui est plutôt utilisée … on peut ainsi découvrir une très jolie timeline de ses écoutes, des graphiques divers et variés, ou même un outil d'accès RDF/FOAF/Web of Data. Bon, évidement, tout n'est pas intéressant.
Cela dit, j'en tire une leçon qui vient aussi de Twitter. En effet, dans les deux cas, autour du service s'est construit tout un écosystème de clients, d'outils d'intégration de données diverses, et autres …
Et quelque part, j'ai l'impression que la vraie mesure des sites web 2.0 (où à défaut d'être des clients nous sommes tous devenus des produits – mais c'est une autre histoire) ne consiste pas en une mesure de l'audience, mais en une mesure des sites qui se créent autour pour y intégrer des fonctionnalités supplémentaires et/ou en tirer un peu plus d'information.
Du coup, étant un bibliophile chronique, une question me tracasse : est-ce qu'il y a aussi un écosystème autour de Goodreads ? Bon, d'après ProgrammableWeb, pas trop. Pourtant, je garde de certain projet précédent le souvenir que les bibliophiles sont assez facilement solubles dans le web … bizarre.
Bon, cela dit, c'est pas trop grave. En effet, je ne crois pas que le but ultime de Goodreads (contrairement à Twitter et, dans une moindre mesure, de last.fm) soit de permettre la construction de mashups de plus ou moins bon goût. Cela dit, il y a certainement des choses à faire, ne serait-ce que dans les domaines (liés, mais distincts) du web of data et des statistiques. Mais là, je ne peux pas vraiment y faire grand chose (quoique par exemple je trouverais follement intéressant de voir les cotes des écrivains : quel est l'écrivain préféré à un instant t, et comment un live a été apprécié depuis qu'il a été écrit …

C’est social de crier dans les bois ?

La semaine dernière, sur twitter, j’ai lu un message sur cet article : Twitter n’est plus un réseau social.
C’est marrant, parce que cette phrase pourrait quasiment être une espèce de meta-meta-tweet : par sa forme, c’est une phrase de moins de 140 caractère traitant d’un article parlant de la nature sociale de twitter. Enfin bref, je m’égare dans des meta-niveaux qui en fait n’existent pas.
Cet article nous explique donc que twitter n’est pas un réseau social, mais une source d’actualités très fraîches …
Mais quelle surprise ! Encore des mecs qui découvrent l’eau tiède. Cela dit, les chiffres sur la durée de vie et l’influence des tweets sont assez marrants.
Personnellement, en tant qu’utilisateur de twitter depuis, quoi, à peine un an, je ne crois pas que twitter ait jamais essayé d’être un réseau social, justement à cause de cette fameuse limitation à 140 caractères. Je vais en effet peut-être passer pour un barbu, mais quand même, quand j’ai commencé à découvrir internet, je discutais surtout par Usenet. Et là, il n’y a pas de limitation de taille des messages. Du coup, les discussions peuvent réellement approfondir un sujet (oui, toujours jusqu’au point Godwin). Et du coup, l’arrivée sur Twitter a été particulièrement frustrante : 140 caractères, c’est juste une phrase ! (et encore, pas une longue).
Donc je l’ai toujours considéré plus comme une façon de partager des liens, et éventuellement de discuter un peu, plutôt que comme un média de conversation. Et c’est pour ça que cette découverte d’un Twitter non social ne m’étonne pas trop. En effet, sur Twitter, je ne vais pas suivre mes amis (ils n’ont pas de compte) mais plutôt des récolteurs de liens, c’est-à-dire des gens un peu plus pointus que moi dans certains domaines, et qui vont m’apporter de la nouveauté (du lien frais, quoi).

Twitter dans Jabber

En parlant de façon de dialoguer avec le monde, l’un des sites les plus typiques est évidement Twitter. Twitter, je lui envoie des cris dans la nuit, et il se charge de les renvoyer à la terre entière. Bon, c’est pas faramineux, mais apparemment ça les fait vivre.
Et comme je vous le disais juste avant le week-end, j’ai maintenant tendance à considérer que la ligne de commande, ça n’est pas le navigateur, c’est Jabber (et donc son client sur ma machine, en l’occurence Pidgin – ou Gmail, mais c’est moins bien). Du coup, je devais évidement fouiller un peu du coté des interconnexions entre Twitter et Jabber. Et permettez-moi de vous dire que c’est une longue histoire.

Il y a bien longtemps, quand les gens de Twitter avaient la bonne idée d’utiliser XMPP comme protocole de back-end, il existait une passerelle « officielle » jabber vers twitter. Seulement, à cause de considérations internes, ce temps heureux est terminé. Du coup, maintenant, il faut reposer sur des solutions tierces qui peuvent ne pas marcher correctement :
  • Tweet.IM, par exemple, a l’air très bien, dispose d’une liste de commandes impressionnante, et se connecte à Twitter via leur mécanisme d’OAuth (ce qui fait que tweet.IM ne voit jamais mon mot de passe, et ça c’est essentiel). Malheureusement, après à peine vingt minutes d’utilisation, j’ai arrêté de recevoir les updates … Ce qui vide l’expérience de sa substance; Cela dit, c’est vachement bien pensé, parce que chaque message privé que je reçoit apparaît sous la forme d’une nouvelle discussion.
  • excla.im est un bot jabber développé en Python sur Google App Engine (quasiment comme je l’écrirais, en fait) et qui semble ne permettre que l’envoi de message. Et je trouve ça vraiment dommage, parce que l’un des intérêts majeurs de XMPP, c’est la communication bidirectionnelle, non ? Alors même si c’est difficile – ce que je veux bien croire étant donné les limitations de Google App Engine – il faut tenter le coup.
  • Twitterspy, quant à lui, semble assez complet, malgré son défaut terrible de me demander mon login et mon mot de passe (ce qui me suffit en fait pour ne pas l’utiliser).
  • tweetjid, lui, semble assez simple, et utilise également OAuth et Google App Engine (en même temps, pour développer un bot Jabber, GAE, c’est le pied). Son seul défaut, c’est de me forcer à écrire UPDATE pour envoyer un nouveau statut, quand j’aurais largement préféré, comme dans tweet.im, ne rien avoir à écrire comme nom de commande pour ce qui est l’action par défaut.
  • twitter-xmpp marche exactement de la même manière, mais comme je n’arrive pas à m’authentifier avec le module OAuth, ben je vais pas vraiment pouvoir le tester, hein.
Du coup, j’utilise pour l’instant tweetjid en test, avant de pouvoir me décider plus avant. Mais si jamais ça marche, je crois que j’abandonnerai avec joie le site web de Twitter, que je trouve pas vraiment moche, mais pas fabuleux non plus, en fait.