#devoxxfr – Société programmable : développeurs citoyens

Pour continuer avec la thématique de société, un petit talk sur la société programmable …

Avant tout, un petit retour en arrière : Alfred Nobel a inventé le prix éponyme grâce à quoi ? Son invention de la nitroglycérine. Et quand il a découvert qu’elle servait dans les batailles, c’est là qu’il a choisi de créer le prix.

A priori, le prochain secteur qui sera disrupté est celui des banques . 300 000 salariés en France pourraient y perdre leur poste. En face, évidement, les investissements fintech ont doublé cette année.

Pour l’orateur, la place de la femme est un indicateur de développement. je partage ce point.

Bon, par contre, au bout d’1/2 heure, toujours aucun rapport avec les développeurs. En fait, plus exactement, je ne m’attendais pas à me faire 3/4 d’heure du speaker qui raconte sa vision du monde, alimenté par quelques références comme Comte-Sponville, Kant. Malheureusement, ça ne sauve pas l’affaire.

Du coup, au bout d’1/2 heure, j’ai voté avec mes pieds et quitté la salle.

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#devoxxfr – Le Service Public à l’heure d’internet

Est-ce que vous savez qu’en Estonie, on peut utiliser sa carte d’identité pour signer numériquement des documents ? Et que dans ce pays, l’accès à internet est un droit fondamental ? Ca vous fait rêver ? Et si ça arrivait en France ?

Matti travaille au sein de l’équipe de beta.gouv.fr, et il nous présente comment la France va peut-être passer du modèle « plan calcul » à des méthodes, disons, plus pragmatiques.

Il commence par un peu de sociologie sur un thème assez classique, l’opposition entre numérique et action publique, ou entre entreprise et collaboratif. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que s’opposer, évidement, ça n’est pas très pratique. Dans le monde de « l’économie collaborative », on préfère éviter. Et parfois, certains gouvernements également.

Pour en revenir à l’Estonie, son modèle a, par exemple, inspiré le gouvernement américain suite à la débâcle du déploiement du site web obamacare : 3 mois après son démarrage officiel, il ne marchait toujours pas, alors que les équipes avaient suivi une belle méthode planifiée. ils sont donc passé à une méthode agile, à des incréments livrés régulièrement, pour réparer les choses autant que possible. De la même manière, le gouvernement anglais a refondu l’ensemble de ses services publics sur la même base. Les anglais ont commencé il y a 5 ans à 10, et ont aujourd’hui 200 personnes qui refondent tout autour d’un concept simple : une barre de recherche pour trouver le service, une interface utilisable par 80 % des gens, et des assistants pour les 20 % qui n’y arrivent pas.

En France, de la même manière, ça a commencé dans le même ordre : libérer les données, open-sourcer le code, et enfin produire des apis. Matti et son équipe ont déjà sorti le portail open-data, mis en place quelques applications, et mis une partie du code sur github. Oui, le code des impôts est sur github. Vous le saviez, évidement.

Cela dit, à ce moment, j’ai eu un authentique choc dissociatif. Je vous explique : je suis un développeur qui fait un peu d’open-source. Ca m’est déjà arrivé de contribuer par des issues, de la doc, du code, des commentaires, bref, tout ce qu’un développeur peut faire pour aider et s’approprier un projet (faut pas rigoler, généralement, quand j’aide un projet, c’est pour que ça marche chez moi). Mais là, quand Matti a expliqué que je pouvais contribuer à la France, littéralement, gratuitement, mon côté citoyen français de merde a fait surface et m’a dit : « quoi, travailler gratuitement pour l’état ? JAMAIS ». Et là, tiraillé que j’étais entre ces deux aspects, j’ai bloqué.

Ce blocage a fait que je n’étais pas forcément très attentif au fait que même les tests Fitnesse (pouah) sont fournis collaborativement, ce qui ne m’intéressais en fait que moyennement. De la même manière, je n’ai pas trop suivi le déploiement, mais ça n’est pas non plus très grave.

En revanche, ça m’a fait repenser à l’opposition du début, entre collaboration et planification, et à la référence de Matti à l’hyper-appartenance au groupe (qui dit qu’en vous identifiant trop à un groupe, on s’empêche surtout de voir les bons côtés du groupe antagoniste). Imaginez, à devoxx, au milieu de mes pairs, j’étais dans une logique de planification !

Encore maintenant, j’ai du mal à mesurer tous les impacts de cette révélation. Une chose est sûre, ça fait réfléchir.

#devoxxfr – Algorithmes, les nouveaux pouvoirs du développeur

Vous connaissez Fabrice Epelboin ? Non ? Dommage, c’est un peu une forme de Cory Doctorow à la française, une sorte de métis étrange entre journaliste politique et « geek » (oui, je le mets entre parenthèse).

Et ce type fait également cours à sciences-po pour présenter les développeurs aux étudiants de science-po … c’est-à-dire pour certains nos futurs dirigeants.

Fabrice est donc venu nous parler du fait que, oui, « software is eating the world », mais avec une nuance. En effet, pour lui, ça n’est pas tant ça que « code is law ». En effet, si on y réfléchit un peu, comment est aujourd’hui implémentée la loi dans d’innombrables cas (typiquement le code général des impôts) ? Evidement, dans du logiciel. Et en parallèle, si on y réfléchit un peu, qu’est-ce qui, dans les vingt dernières décennies, a le plus changé le monde ? La politique ou le code ?

A votre avis, qu’est-ce qui a permis les printemps arabes ? Twitter et facebook, non ?
Pourquoi les adolescents actuels ont-ils une telle culture musicale/cinématographique ? Grâce au ministère de la culture ou grâce à Napster/aux MP3/à Popcorn ?

Bref, comme il le dit, « le monde politique est dans une profonde incompréhension du monde contemporain » à cause en particulier d’une trop grande richesse d’information.

En rester à l’observation, c’est bien, mais franchement, est-ce qu’il n’y a pas mieux à faire ? Maintenant qu’on sait que, grâce au logiciel, malgré l’environnement capitaliste, certaines des valeurs de partage les plus élevées du marxisme (le partage de l’information, la culture accessible, la fraternité et l’égalité entre tous les internautes), où est-ce qu’on va ? Eh bien, là, en bon « observateur », Fabrice n’en sait pas grand chose. En revanche, ce qu’il affirme de façon claire, c’est que la révolution industrielle est en cours, et qu’elle va profondément changer le monde.

Vos papiers, s’il vous plaît

Ca fait bientôt trois semaines que les attentats ont eu lieu.

Malgré ce peu de recul, certaines choses sautent aux yeux.

La France est devenue un état policier dans lequel le seul acte citoyen consiste à compter les bavures quotidiennes. Rue89 et La Quadrature du Net s’en occupent bien, et méritent d’être aidés.

Notre premier ministre, droit dans ses bottes, nous annonce que l’état policier d’urgence va se pérenniser. Et notre président en profite pour annoncer qu’il va réviser la constitution pour donner plus de pouvoir à la police … qui n’a en ce moment pas besoin de contrôle judiciaire ….

Bref, si le mois de Janvier avait amené son cortège de défenseurs frelatés de la liberté, le mois de novembre signe un automne de l’état de droit particulièrement triste : la liberté est déjà sous surveillance, l’égalité ne semble valable que pour les blancs et la fraternité … bon, elle est partie au bistrot prétendre que l’alcoolisme franchouillard était un acyte de courage guerrier.

Franchement, en ce moment j’ai chaque jour plus honte d’être français.

J’aimerais pouvoir dire qu’il faut voir le bon côté des choses, et que ces temps difficiles finiront … mais je sens bien que nous n’en sommes qu’au début, et que le terme de dictature beige se révèle enfin dans toute son abjection.

Français, vous me dégoûtez

J’espère que le titre est assez clair.

Après les attentats du début du mois, j’ai cherché désespérément comment écrire que, comme d’autres, je n’étais pas Charlie.

Hélas, je n’ai pas trouvé.

Mais aujourd’hui, ma colère contre cette récupération idéologique est … incandescente.

Parce qu’il n’a pas suffit de commémorer la liberté d’insulter … pardon, d’expression, en invitant un ramassis d’amis de cette liberté (du moment que les opinions leur plaisent, évidement).

Il n’a pas suffit non plus de commémorer cette même liberté de haïr … pardon, d’exprimer la franchouillardise, en remettant des militaires dans la rue. Au passage, je ne résiste pas à deux appartés à ce sujet.

Vous savez que les militaires disposent d’armes incomparablement plus dangereuses que les flics ou les gendarmes ? Mais est-ce que vous connaissez les différentes règles d’engagement ? Pour ce que j’en sais, ça me terrifie. Parce qu’un militaire peut ouvrir le feu bien plus facilement qu’un policier. Et qu’un FAMAS a une portée incroyablement plus grande qu’un pistolet, fût-il automatique.

En bonus, je sais pas vous, mais moi, personnellement, voir un plan de défense relevé après l’attaque, ça me paraît aussi utile qu’une capote enfilée après l’éjaculation …

Bref, revenons à notre sujet pas joyeux.

La liberté d’expression a donc été défendue en invitant ses pires détracteurs, en mettant en place une politique visible d’intimidation des citoyens. Et c’est tout ?

Non. C’est encore pire.

La liberté d’expression a été défendue en punissant pénalement des enfants qui s’expriment.

Lisez donc ces deux articles

Et maintenant, essayez de vous regarder dans un miroir. Personnellement, j’ai beaucoup de mal à croire vivre dans un pays qui respecte la liberté quand je lis ça.

Et plus encore quand je vois les hommes politiques de mon pays se satisfaire de marquer des enfants à vie.

Quand je vois ça, je pleure.

Et c’est encore pire quand je compare la réaction française (raciste, hypocrite, mesquine) aux réactions d’autres pays, où la fraternité avait du sens.

Honnêtement, j’ai rarement eu autant envie de quitter ce pays qui sent le rance qu’en ce moment. Et ce qui provoque ce dégoût, ce ne sont pas quelques terroriste imbéciles, mais tous les carriéristes amateurs de dictature beige. Et oui, c’est peut-être, de ma part, une réaction allergique à la réaction allergique de notre pays que mentionne Maître Eolas.

Ca y est, j’ai peur

Merde, je ne sais pas comment prendre le truc.

Pourtant, je pensais avoir trouvé un angle, comme disent les gratte-papier, hier.

Bon, je vous explique.

Tout le monde vous rebat les oreilles avec la IIème guerre mondiale, pas vrai. Ce qu’on ne vous dit pas, c’est que l’idée de l’Europe, celle qui a donné naissance à la bureaucratie pour nomiciens professionnels, est née après la guerre : le but était de suffisament rapprocher les ennemis d’hier pour que plus jamais des pays européens ne se fassent la guerre.

Dans l’ensemble, et pour l’instant, je trouve que ça a plutôt bien marché.

Hélas, contrairement à ce que Michel Onfray prétendait bêtement hier soir sur Europe 1, l’histoire tend à se répéter. Et après la crise idiote des banques qui prêtent trop et trop mal leur argent, comme après la crise de 29, le salut économique ne peut venir que d’une chose : la guerre.

Oui, cette guerre stupide contre un groupement d’imbéciles au fin fond d’un pays déja violé dix fois par nos « amis américains ». C’est bien de celle-là que je parle.

Cette guerre idiote au nom de laquelle les français offrent leurs droits à une information libre. Vous trouvez que j’en fais trop ?

Sûr ?

Alors je vais vous expliquer un truc.

L’Etat français a décidé qu’il était bien d’aller se battre dans l’armée d’Israël, qui est un état souverain, mais pas d’aller se battre au sein de ce regroupement quasi-mafieux. Evidement, dit comme ça, c’est limpide. Maintenant essayons autre chose…

Si demain, des français veulent aller aider les paysans du Chiapas à lutter contre l’état fédéral mexicain, il se passera quoi ? Ah, je sais, rien, parce qu’ils sont tous catholiques.

Et si demain, des français veulent lutter pour la libération du Tibet occupé ? Est-ce que la France dénoncera les exactions chinoises ? Ou est-ce que ces français se verront eux aussi confisquer leur passeport ?

Vous ne voyez toujours pas où je veux en venir ?

Très bien, alors je vais être très clair.

Si Hollande n’est pas officiellement d’extrême-droite, sa politique extérieure actuelle n’est qu’une version masquée de la thèse du choc des civilisations. Et au nom de cette thèse, la dictature beige devient une réalité bien trop visible. Et hélas, il ne s’agit pas là d’une vue de l’esprit.

Alors quand je voi les déuptés français faire assaut de hargne guerrière lors des discussions sur l’inique projet de loi contre le terrorisme, j’ai peur.

Quand j’entend toutes ces horreurs sur les musulmans, islamistes, et autres qui ne sont que résidus d’amalgames vichyistes, j’ai peur.

Quand je vois la manière ignoble dont sont traitées les différentes populations de migrants qui traversent la France (et qui, comme le rappelait un article anglais, ne veulent plus s’arrêter dans le pays des droits de l’homme), j’ai honte.

Et hélas, je crains que ça ne risque pas de s’arrêter de sitôt.

Le jour de la riposte ?

C’est aujourd’hui, et ça n’est pas une raison de se réjouir.

Il y a  à peine plus d’un an, Aaron Schwartz se donnait la mort, pourchassé par une espèce de justice débile tenue par les ayants-droits et leurs séides (c’est comme ça que je vois les choses et, étant chez moi sur ce blog, je me permets de l’affirmer). Son crime ? Vouloir partager des articles scientifiques, simplement.

Il y a moins d’un an, Edward Snowden devenait l’égal des pires terroristes pour avoir simplement documenté les méthodes de surveillances des états-unis publiquement. Et pour ça, il est toujours poursuivi – et est réfugié politique dans l’un des rares pays osant l’accueillir : la Russie de Poutine (le même qui pourchasse les homosexuels et autres contestataires, bref, un parangon de démocratie).

Est-ce que leurs actions ont fait changer le monde ? Je pense. Est-ce qu’il faut se reposer sur ses lauriers et laisser la NSA, la DGSE et d’autres grandes oreilles siphonner votre ordinateur et votre téléphone d’une façon qui fait rêver les polices du monde entier (même si c’est reconnu illégale dans bien des pays) ? NON.

Alors, agissant à ma mesure, j’affiche (si WordPress me laisse faire – bon, en fait, ça n’a pas marché, vous aurez donc juste cette image en tête de l’article), la banière de The Day We Fight back et je vous invite à signer leur pétition en ligne, et à diffuser cette information. Oui, c’est clairement de la propagande. Je le reconnais. mais c’est une propagande pour changer notre vie à tous, et tout de suite. Parce que, vous ne le savez peut-être pas, mais les services de renseignement divers peuvent même savoir si vous avez consulté mon site (et donc lu ce texte). Pareil pour les sites sur vos partis politiques préférés, et l’ensemble de votre vie numérique. Flippant ? oui.

Vous trouverez un peu plus d’infos sur LinuxFr.

Déprime

Désolé pour mes lecteurs assidus, mais en ce moment, entre une vie personnelle … pas joyeuse … et une actualité rance, je n’ai pas grand chose d’intéressant à écrire, d’où le silence.

J’ai néanmoins une réflexion à offrir à la lumière des récentes histoires (lamnetables) de la journée de retrait de l’école.

Apparement, la fameuse phrase de Churchill (quoique la source et la forme me semblent incertaines)

Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre.

n’est pas suffisante pour déverser dans nos campagnes des torrents de haine. Haine antisémite. Haine anti-LGBT. Haine rétrograde.

Ca fait plus que m’attrister, ça me révolte.

Je suis également révolté par la complaisance des boîtes à écho médiatiques à traiter ce genre de bruits quand d’autres histoires mériteraient bien plus du fameux « temps d’antenne »‘. Et j’en viens à me dire que le pays que je vois quand je ferme les yeux – et même quand je les ouvre – n’a que peu de rapport avec la France qui m’est présentée.

Je ne vois pas les déferlements d’étrangers spolliant les vrais français de leurs droits à s’enrichir, mais des gens travailleurs, prêts à occuper les fonctions les plus ingrates, et méritant pour ça tout mon respect.

Je ne vois pas les sinistres légions de la théorie du genre forçant mes enfants à avoir d’autres attirances sexuelles.

Enfin bref, vous m’aurez compris : je ne vois pas la France odieuse que décrivent les agitateurs médiatiques.

Et je suis sûr que personne ne voit cette France-là. Alors, pourquoi les médias nous rebattent-ils les oreilles de rumeurs débiles, de manifestations nationales  n’attirant même pas la population d’une petite ville de province dans les rues de la capitale ?

Ma théorie, c’est que les médias cherchent deux choses : créer de l’audience, et plaire à leurs actionnaires. Or en France, bien des médias sont aux mains de groupes … orientés. Ce qui oriente leurs histoires, et donc la perception de la réalité. Or, vous le savez bien : les faits ne sont rien, seule compte la perception.

Le « gayetgate » est-il un plan com’ tordu ?

Je vais faire de la paranoïa.

Nous avons tous appris, effarés par l’audace des journalistes de la presse people qui osent évoquer la vie privée de notre roi-président-normal, que François Hollande avait des relations non déterminées (sans photos de l’acte proprement dit, je reste dans le flou) avec une actrice. Et ça, nous l’avons appris le 10 janvier 2014, d’accord ? Et, le 14, avait lieu la traditionnelle conférence de presse de l’Elysée.

Bon, on pourrait croire naïvement que tout cela est un hasard …

Et j’y ai cru.

Mais.

Mais le manque de réussite de notre président ne pouvait que donner lieu à des questions gênantes sur tout un tas de sujets plutôt sensibles : économie, politique extérieure, et tant d’autres pouvaient le mettre en porte-à-faux entre ses promesses et ses réalisations.

Et bien des observateurs ont évoqué le fait que sa liaison supposée avait éclipsé tous ces sujets tel un ouragan de passion volcanique s’emparant de chaque journaliste pour le transformer en auteur de mauvaise littérature rose.

Du coup je m’interroge : est-ce finalement une mauvaise nouvelle de voir que, manifestement, le pouvoir rend désirable ?

La vie n’imite pas l’art, elle imite la mauvaise télévision.

disait Woody Allen. En l’occurrence, avouez qu’on est là en plein soap. Et que, aussi détestable que ça puisse paraître, tout le reste de l’actualité a été balayée dans le placard de l’histoire. Dieudonné ? On s’en fout ! Le retour déguisé de la France en tant que puissance coloniale ? On s’en FOUT !

Je sais bien que ça n’est qu’une théorie, mais elle score mieux que toutes les autres au seul critère qui vaille pour moi : son pouvoir explicatif. Lisez cet article du monde en partant du postulat que c’est un coup monté par la cellule de communication de l’Elysée, vous verrez les choses d’un oeil … différent.

Et puis si je me trompe, eh bien ma foi je me serai simplement trompé … Mais je crois que dans quelques décennies, on en entendra à nouveau parler. Et ma rumeur est bien plus intéressante que d’autres

Crise démocratique ? Pas sûr

Bon, je vais vous sortir un instant de votre petit confort de lecteurs pas forcément assidus de ce blog.

Comme c’est le nouvel an (en tout cas pas loin), j’ai vu fleurir (plus particulièrement sur la shaarlisphère d’ailleurs) pas mal de message au ton … pas forcément joyeux. Je vais prendre ce message d’Anadrark comme exemple.

Tout ce qu’il y dit est vrai, tout simplement.

C’est vrai que les mécanismes de base de la politique ont tous été subvertis.

C’est vrai également que chacun d’entre nous est mieux surveillé qu’un dissident politique à l’époque du stalinisme : l’état peut savoir grâce à la fameuse loi de programmation militaire où je suis, avec qui, ce que je fais (le piratage de webcams est une possibilité tellement répandue que même Maïa Mazaurette en parle), ce que je regarde, bref, …. TOUT. C’est flippant.

Et c’est ce côté flippant qui panique les internautes (français en particulier, puisque, je le rappelle, nous sommes tous des dépressifs chroniques).

Maintenant, voyons les choses d’un autre côté.

Dans notre beau pays, les élites sortent d’une belle machine à formatter la tête qui s’appelle l’ENA. Dans cette école, on leur apprend qu’il leur faudra attendre l’âge de la retraite avant d’être un maître du monde. Du coup, quand ils deviennent ministres/présidents/décideurs, ils ont l’âge d’être appelé pépé.

Ca n’était pas grave il y a vingt ans, avant la révolution numérique.

Aujourd’hui, ça les place du même côté que la fleur de la chevalerie française à Azincourt, ou que les soldats français au début de la deuxième guerre mondiale : du côté du passé. Et le passé, c’est dépassé. Avec toutefois une différence : nos élites actuelles ont le pouvoir et une peur bleue des simples citoyens. Une peur bien expliquée dans cet article du Monde. une peur qui faisait, paraît-il, partager une peur commune à Sarkozy et Chirac : celle de voir les révolutionnaires débouler à l’Elysée pour planter leur tête sur une pique (j’avais lu/vu/entendu ça dans un quelconque documentaire, et ça m’avait stupéfait par la méconnaissance que ça montrait pour « le peuple »).

Notez bien que tout ce que je dis là, Jean-Michel Billaut l’a déja dit bien mieux que moi. En revanche,c e que je vais dire maintenant n’appartient qu’à moi.

Nous sommes à l’aube d’une – ou plutôt d’au moins deux – révolutions qui vont bouleverser notre monde.

  1. La révolution numérique va complètement transformer le paysage politique, le paysage culturel et le paysage commercial.
  2. La révolution du pétrole va elle bouleverser nos rapports aux distances et aux coûts des matières.

Autrement dit, le monde va vaciller, et pas seulement dans les pays qui dépendaient d’une forme d’exploitation du pétrole. Notre monde va changer. Aujourd’hui, nos gouvernants essayent de maintenir le statu quo, de faire que la France, terre d’administration centralisée depuis bien des siècles, reste ce pays organisé et planifié depuis un centre unique.

Ca ne va évidement pas se passer comme ça.

C’est bien pour tous ceux qui sauront embrasser le changement, mais terrifiant pour les gens – et je pense que les ministères en sont pleins – pour qui le changement ne fait qu’apporter l’inconnu.

Heureusement, il y a une solution simple à ça : attendre. Oui, attendre. Dans dix ans, dans vingt ans, la vague déferlera à pleine force, et je crois sincèrement que tout ce qui nous ancre dans un passé marécageux sera proprement arraché de ses gonds.

Je ne crois toutefois pas que ça se fera sans douleur. En revanche, ce que je sais, c’est que nous allons vivre des temps intéressants, ce qui (pour les lettrés d’entre vous) n’est pas forcément une bénédiction.