Pédophile, criminel ou malade ?

Ah, ça, c’est sûr, vous ne vous attendiez pas à un titre pareil.

Surtout qu’à priori, je ne vais pas vous parler de ça, … mais en fait si, par un angle détourné.

J’ai récemment ajouté Samedi Noir à la liste de mes podcasts. C’est un podcast de lecture de récits policiers, noirs, fantastiques ou science-fictionesques.

Et le dernier épisode, « le Neither » de Jennifer Haley, explore avec une finesse perturbante la pédophilie. Je ne peux que vous recommander de l’écouter pour comprendre ce qu’est le monde pour un pédophile. Honnêtement, c’est moche, et je n’aimerai pas être à leur place. Pas pour la condamnation morale. Plus parce qu’il s’agit authentiquement d’un délit d’opinion. Pour être plus clair, en France, aujourd’hui, on est condamné pour pédophilie dès qu’on détient des images représentant, réellement ou virtuellement, des images représentant les actes incriminés. C’est un authentique crime iconique : le simple fait de détenir une icône, sans préjuger de son origine, suffit à faire de son détenteur un criminel.
En fait, je ne sais pas dire à quel point, dans le contexte d’une société de l’image elle-même pédophile (regardez les images de mannequins prépubères pour comprendre l’image qu’on veut donner de la beauté : une chose qui n’appartiendrait qu’aux plus jeunes), criminaliser des représentations me paraît dangereux philosophiquement. Je comprend que, pour le législateur, c’est plus simple que de chercher la vérité, et ça achète facilement des voix. Mais je trouve cette solution bien trop criminelle. le législateur, en l’occurrence, sacrifie encore une fois des « malades » pour apaiser l’opinion. Et si je mets « malades » entre guillemets, c’est parce que je suis bien trop conscient que toute pulsion sexuelle peut être criminalisée.

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La liste des plugins que j’utilise avec foobar2000

Parce que je viens de jeter un oeil au site de foobar2000 et que mon retard de version est … très important. Et comme foobar2000 ne gère pas lui-même ses plugions installés (ou alors je suis mal renseigné), je devrais les réinstaller après la mise à jour.

Alors effectivement, j’avais déja fait une liste dans un article subtilement nommé « foobar2000, de plus en plus dingue« . Mais je ne suis pas sûr qu’elle soit à jour. Donc allons-y …

Et avec ça, je pourrais faire ma mise à jour rapidement, j’espère.

Solange te parle, et ça te fait plaisir

Et quand elle t’écrit, c’est encore mieux.

Je trouve cette … indesriptible … fascinante : elle m’ouvre un monde d’hésitation et d’introspection qui m’est inconnu, aussi bien dans ses vidéos, dans ses tweets (genre même ses tweets sont de l’art), que dans ses fascinantes séries audio, l’une des meilleures étant à mon avis Solange pénètre la vie intime des femmes (au sujet assez évident) dont le traitement est incroyable de finesse.

Et je découvre donc aujourd’hui qu’elle a un blog (nommé de façon très imaginative Solange te parle) rencensant toutes ces interventions. Chouette !

Vous allez me dire que c’est à la limite du loupé ? Alors vous n’avez pas compris, je crois.

Par ses hésitations, par ses loupés, par ses silences, par ses cadrages, et même par ses mouvements, elle m’ouvre à un monde que je n’arrive pas à pénétrer, un monde que je suis d’ailleurs bien en peine de nommer ou de décrire directement. C’est le genre d’expérience qui me fait comprendre la fameuse citation, enfin, le truisme qui dit que l’art n’offre pas des réponses, seulement des questions. Je n’hésiterai pas à écrire ici que j’aime les questions qu’elle me pose.

Pour l’anecdote, je l’ai découverte grâce à ce tweet de Monsieur Poulpe

(ah bravo internet : grâce à leur passage dans Arrêt sur Images, j’ai bien du mal à le retrouver). Bon c’était pas précisément celui-là, mais vous voyez l’idée. Et oui, Monsieur Poulpe est chouette … dans un style différent (son meilleur rôle doit être DarkAngel64)

Salle 101

Il y a peu de temps, le fameux Lucas Moreno a envoyé un message sur sf-info à propos de nouveaux podcasts sf. Ca m'a permis d'en tester quelqu'uns, que je ne connaissais pas encore (en plus évidement d'utopod et des lyonnes de la sf – désormais Flo toute seule) :

  • Le palais des déviants nous parle d'orgueil et préjugés et zombies, par exemple, mais hélas diminue l'intérét de son propos par une diction hachée (bon, je sais que c'est un élément assez subjectif, mais j'ai trouvé leur diction vraiment pénible). Bon, je retiens cependant une délicieuse citation : "Comme le temps passe vite quand on n'est pas attaché à un radiateur".
  • Salle 101 est en revanche une bonne surprise grâce à des choix sortant de l'ordinaire ainsi que grâce à l'évident talent littéraire de la famille Abdaloff.
Avec tout ça, j'ai presque plus le temps pour écouter de la bonne musique, comme par exemple Manowar, et ça, c'est moche.

Goûter, savourer, en reprendre

Brrrr, il y a quelque chose d’étrange, déja, dans ce titre. Goûter, savourer, en reprendre …, ça vous évoque quoi ? Un banquet, sans doute, mais aucun banquet classique n’aurait sa place sur utopod, il ne faut pas se leurrer. Donc il ne s’agit pas d’un banquet classique.

Et le conteur a bien changé. Ca n’est plus Rita, mais Philippe Hertig, une voix dont on sent bien qu’elle entretient sa rondeur avec des plats soigneusement mitonnés, comme des carbonnades, des rôtis, … et tant d’autres plats qu’on croirait issus de la Grande Bouffe. Bref, c’est manifestement la voix d’un épicurien qui nous invite à déguster chaque partie d’une bête. Une bête étrange, dont certaines particularités nous rappellent évidement La faim du monde, déja entendue précédement.

Toutefois, si ce précédent récit cherchait, je pense, l’horreur et le dégoût, Celui-ci me donne l’impression de chercher avant tout à nous faire saliver. Et, d’une façon assez curieuse, ça marche. Ca ne marche pas vraiment au début (Essentiellement, je pense, parce que je n’ai aucun goût pour les parties présentées.), mais une fois qu’on passe au dos, et plus encore quand on aborde les jambons, je peux vous dire que la voix de ce chef me faisait bien saliver. C’était finallement très bon, cette présentation des meilleurs morceaux. Chapeau, encore une fois, à toute l’équipe !

la faim du monde

Je ne vous en ai pas parlé, mais au bureau, ce week-end, on a tous eu un joli cadeau : un iPod nano 4 Go !

En tant que bon fan de SF, j’ai tout de suite cherché quelques bons podcasts. un, en particulier est, après la première nouvelle, excellent, c’est Utopod. Et la première nouvelle en question, c’est la faim du monde, de Xavier Mauméjean (la deuxième partie est ici). Pour les plus bibliophiles, vous trouverez un peu d’info sur la noosfere, par exemple. Maintenant, trève d’informations variées, passons au contenu.

Du début à la fin, c’est une nouvelle terrifiante, je trouve. Par son thème, par sa mise en scène, et par sa vision d’une profondeur assez démente. A titre personnel, je trouve la préparation de la soupe de chien qui sert d’ouverture tout bonnement répugnanteCe qui est répugnant, ça n’est pas tant le fait qu’on puisse manger de la soupe de chien -je trouve ça moins glauque que les huîtres, par exemple- que la manière dont c’est présenté.. Oh, bien sûr, la communion finale est également hideuse, mais avec toutefois une notion sacrificielle que l’auteur met très bien en scène, et que la lectrice présente encore mieux. J’ai d’ailleurs trouvé cette nouvelle expérience tout à fait saisissante par le média choisi.

Parce qu’après tout, quand je lis un livre un peu glauque, je peux sauter des pages, où m’arrêter le temps de digérer. Ca m’est arrivé par exemple dans un des tomes du trône de fer où Arya fr snvg dhnfvzrag ghre cne wr ar fnvf cyhf dhry Pyrtnar, ou alors dans La horde du contrevent dont la conclusion est plus qu’il n’en faut pour casser le moral à pas mal de monde, je trouve. . Quand je regarde un film, je peux aussi, mais c’est beaucoup plus rare, détourner pudiquement les yeux. Mais là, cette voix me force à l’écouter, même si ce que j’écoute me déplait profondément. A mon avis, c’est ce qui peut faire du podcast un très bon medium pour des récits ayant une forte charge émotive (pas de la hard-science débridée quoi). Et en l’occurence, c’est un succès remarquable ! Bravo donc aux éditeurs de ce brillant podcast, et longue vie à Utopod.