Une installation rapide …

Qui dit nouveau travail dit, en 2017, nouvel ordinateur prêté par l’employeur. En l’occurrence, un chouette Dell XPS 15 avec un très bel écran, un clavier assez moyen, de la RAM et du CPU en suffisance.

Évidemment, comme tout développeur, j’ai mon jeu d’outils de sélection. Et pour l’installation, le premier parmi les égaux est évidement Chocolatey, qui m’a permis d’installer facilement tous les programmes que j’avais noté dans ce gist

Et évidement, ça a très bien marché (sauf pour WinSplit Revolution, dont il va falloir que je retrouve une version compatible Windows 10 ou une alternative).

Il manquait deux ou trois trucs que j’avais précédemment installé séparément (Java, Eclipse, Maven, Groovy, ou encore OwnCloud).  Je les ai donc ajouté.

Et puis il a fallu installer les plugins des différents logiciels (qui ne sont hélas pas disponibles dans Chocolatey). Pour Firefox, c’est facile. Pour Eclipse, par contre, il faut le faire à la main … Comme pour Keepass.

Et c’est d’ailleurs avec ce dernier que j’ai apporté la plus grande modification en installant  KeeAgent. Avec ce dernier, je ne risque plus de perdre mes clés, puisqu’il transforme un outil déjà génial en porte-clé pour Pageant. En fait, à l’ouverture de la base, il injecte les clés dans Pageant, et comme ça je n’ai plus rien à taper … tout en restant en sécurité.

En fait, je pense que j’aurais pu avoir un poste fonctionnel en deux heures. Evidement, il faudra aussi que je reconfigure tout ça : les polices de caractère, les couleurs, les configurations d’écran, etc, … Mais ça, c’est quasiment de la blague par rapport à l’installation à la main.

Bon, par contre, j’ai un souci d’ordre domestique : ce superbe portable haut de gamme perd quand même facilement la connexion avec le wifi M de ma freebox (qui est à deux mètres). Du coup, périodiquement, je dois relancer la connexion wifi … pas très pratique, mais je crois qu’il va falloir que je fasse une vraie enquête d’engorgement des canaux wifi dans le quartier (habiter dans des maisons de 5 mètres de large, ça n’a pas vraiment que des avantages).

Enfin, ça, c’était avant que je change un paramètre de la carte wifi grâce à ce commentaire : Comment from discussion XPS15 9560 Wifi Problems.

Et depuis, ça marche bien mieux.

Un mastodonte est-il plus léger qu’un oiseau ?

Ouais, bon, je tente le titre accrocheur.

Donc, j’ai entendu parler toute la semaine dernière de mastodon, un réseau social de microblogging décentralisé.

Autrement dit, un équivalent de twitter (avec une limite des messages à 500 caractères) qui présente l’avantage (en termes de scalabilité) de permettre l’ajout de nouvelles instances au réseau. Pour être plus clair, le réseau social n’est plus un unique site web, mais un ensemble de sites web sur des serveurs différents, dans des pays différents.

Ca me plaisait pas mal (moins d’adhérence à la silicon valley, plus de possibilité de survie du réseau, tout ça tout ça.

J’attendais juste de trouver une instance « sympathique ».

Et soudain, grâce à Camille Gévaudan, la lumière

Donc j’y suis allé, j’y ai créé un compte.

Pour l’instant, c’est sûr que le réseau est encore peut-être un peu jeune. Mais

  • Les fonctionnalités sont équivalentes à celle de Twitter
  • La liberté est plaisante
  • Le nombre d’instances est déjà élevé

Je vais donc tenter la migration complète vers mastodon : envoyer le flux RSS de Shaarli vers mastodon, puis générer un flux RSS de mastodon et l’envoyer vers Twitter.

FreeFileSync, c’est quand même vachement bien

Vous savez que j’ai de plus en plus de mal avec « les géants du web » et leurs liens avec l’administration de la surveillance d’état américaine … Par exemple, quand Condoleaza Rice s’installe au bureau de la direction de Dropbox, le signal est assez fort pour que je m’inquiète. Mais ça, c’est sans doute une matérialisation de ma paranoïa.

Toujours est-il qu’il n’y a pas bien longtemps, ma femme a remplacé son portable vieillissant par un UltraBook tout neuf, tout léger. Et là s’est posé la question de la synchronisation de ses données … Alors évidement, elle a un compte Dropbox … mais son compte Dropbox ne permet pas forcément de synchroniser une clé USB et un dossier de sa machine, par exemple. De la même manière, synchroniser sa machine avec un serveur SFTP est impossible.

Heureusement, avec FreeFileSync, c’est possible. Bon, évidement, c’est pas plug’n’play : pour que la synchronisation soit instantanée, il faut jouer avec RealFileSync et les tâches planifiées. Mais une fois que c’est configuré, il suffit de créer/modifier/supprimer un fichier sur la clé USB pour qu’il le soit sur le disque dur local, et le disque dur réseau.

Ca marche quand même très bien … et pas que sur Windows, ce qui est encore mieux !

#devoxxfr – Le Service Public à l’heure d’internet

Est-ce que vous savez qu’en Estonie, on peut utiliser sa carte d’identité pour signer numériquement des documents ? Et que dans ce pays, l’accès à internet est un droit fondamental ? Ca vous fait rêver ? Et si ça arrivait en France ?

Matti travaille au sein de l’équipe de beta.gouv.fr, et il nous présente comment la France va peut-être passer du modèle « plan calcul » à des méthodes, disons, plus pragmatiques.

Il commence par un peu de sociologie sur un thème assez classique, l’opposition entre numérique et action publique, ou entre entreprise et collaboratif. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que s’opposer, évidement, ça n’est pas très pratique. Dans le monde de « l’économie collaborative », on préfère éviter. Et parfois, certains gouvernements également.

Pour en revenir à l’Estonie, son modèle a, par exemple, inspiré le gouvernement américain suite à la débâcle du déploiement du site web obamacare : 3 mois après son démarrage officiel, il ne marchait toujours pas, alors que les équipes avaient suivi une belle méthode planifiée. ils sont donc passé à une méthode agile, à des incréments livrés régulièrement, pour réparer les choses autant que possible. De la même manière, le gouvernement anglais a refondu l’ensemble de ses services publics sur la même base. Les anglais ont commencé il y a 5 ans à 10, et ont aujourd’hui 200 personnes qui refondent tout autour d’un concept simple : une barre de recherche pour trouver le service, une interface utilisable par 80 % des gens, et des assistants pour les 20 % qui n’y arrivent pas.

En France, de la même manière, ça a commencé dans le même ordre : libérer les données, open-sourcer le code, et enfin produire des apis. Matti et son équipe ont déjà sorti le portail open-data, mis en place quelques applications, et mis une partie du code sur github. Oui, le code des impôts est sur github. Vous le saviez, évidement.

Cela dit, à ce moment, j’ai eu un authentique choc dissociatif. Je vous explique : je suis un développeur qui fait un peu d’open-source. Ca m’est déjà arrivé de contribuer par des issues, de la doc, du code, des commentaires, bref, tout ce qu’un développeur peut faire pour aider et s’approprier un projet (faut pas rigoler, généralement, quand j’aide un projet, c’est pour que ça marche chez moi). Mais là, quand Matti a expliqué que je pouvais contribuer à la France, littéralement, gratuitement, mon côté citoyen français de merde a fait surface et m’a dit : « quoi, travailler gratuitement pour l’état ? JAMAIS ». Et là, tiraillé que j’étais entre ces deux aspects, j’ai bloqué.

Ce blocage a fait que je n’étais pas forcément très attentif au fait que même les tests Fitnesse (pouah) sont fournis collaborativement, ce qui ne m’intéressais en fait que moyennement. De la même manière, je n’ai pas trop suivi le déploiement, mais ça n’est pas non plus très grave.

En revanche, ça m’a fait repenser à l’opposition du début, entre collaboration et planification, et à la référence de Matti à l’hyper-appartenance au groupe (qui dit qu’en vous identifiant trop à un groupe, on s’empêche surtout de voir les bons côtés du groupe antagoniste). Imaginez, à devoxx, au milieu de mes pairs, j’étais dans une logique de planification !

Encore maintenant, j’ai du mal à mesurer tous les impacts de cette révélation. Une chose est sûre, ça fait réfléchir.

5 manières de ne plus être un parasite du logiciel libre

5 manières de ne plus être un parasite du logiciel libre

Il est aps mal cet article, je trouve juste dommage qu’il choisisse comme premier point le classique « donnez votre pogon à la cause ».

Parce que, de mon point de vue de développeur, ce dont a en premier lieu besoin un projet open-source, ça n’est pas d’argent, mais de temps.

Prenez par exemple jtartQage … Oui, vous ne le connaissez pas, et c’est normal.

C’est donc un projet de page de démarrage sur internet. Il en existe un paquet comme celui-là. mais, pour des raisons non totallement élucidées (sans doute parce qu’il a été commencé par un français). J’ai décidé de m’en emparer pour refaire en version multinavigateur le fameux speed dial d’Opera.

Parce que quand je suis chez moi, ou que j’utilise un autre navigateur qu’Opera, je trouve galère de devoir refaire une page d’accueil digne de ce nom.

Donc,

  1. fork sympathique chez GitHub du source initial de chez BitBucket en face (c’est ça le plus gênant avec git : le fork n’est plus forcément une frontière décidée entre un projet, mais plutôt une volonté de travailler sur le code d’un autre dans le but éventuel d’un reversement)
  2. Remplacement du code jQuery « simple » par du code Twitter Bootstrap
  3. installation d’une démo sur GitHub pages (dont l’avantage principal est de bien montrer tout ce qu’il reste à faire pour que ce soit une page d’accueil digne de ce nom)

Et la suite ? mmmh … il suffit de piocher dans la liste des issues (c’est aussi ça qui est chouette avec github/bitbucket : offrir aussi une gestion de projet minimal.

Du coup cette histoire de contribuer d’abord financièrement aux projets open-source me paraît un peu old-school : ce que veut avant tout un projet open-source, c’est transformer mon temps en « autre chose ».