C’est pas encore demain que je vais virer Thunderbird …

Il y a plus de dix ans, j’adorais tester des clients mails/news : Outlook Express, Opera Mail, FoxMail, XNews, et tant d’autres …

Avec l’émergence des clients web à la GMail, tous ces clients ont peu à peu expiré.

Alors quand j’ai vu ce tweet

je me suis fendu d’un essai … rapide. Rapide, parce que si rambox supporte quelques fournisseurs de mail, c’est à travers leur protocole HTTP, et pas IMAP ou POP. Et ça, ça me choque au plus haut point. Parce que bon, il y a bien un module node-imap, alors pourquoi ne pas s’en service ?

Et j’ai beau chercher, je ne vois pas de feature request pour ajouter imap ou pop. Alors quoi ? Ca n’intéresse plus personne ? Je vais faire le vieux con, mais l’avantage de protocoles comme IMAP et POP, c’est d’assurer une compatibilité instantanée avec un bon paquet de fournisseurs de mails en un coup, ce qui paraît une bonne idée, non ?

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Arf … Opera …

Je dois être un très vieil utilisateur de ce qui était jadis la suite web Opera (avec dedans le navigateur, le client mail, le client NNTP, et plein d’autres trucs bien chouettes).

Et j’en ai toujours été content … jusqu’à maintenant.

En effet, la partie mail refusait ce matin de télécharger le corps des messages. J’ai donc fait le choix toujours risqué de la mise à jour. Un choix d’autant plus risqué que, depuis Opera 15, le navigateur web et le client mail sont séparés (surtout, le navigateur utilise maintenant le moteur WebKit – le même que chrome et Safari). Du coup, en mettant ma version à jour, j’ai non seulement perdu mes extensions, la possibilité d’utiliser DuckDuckGo comme moteur de recherche par défaut (il semble que l’interface de configuration ne contienne pas toutes les options), mais aussi – et surtout – le client mail.

Du coup j’ai évidement téléchargé Opera Mail. J’en ai également profité pour réévaluer la concurrence …

  • Thunderbird, qui me fait toujours penser à Mosaic
  • Inky au modèle économique douteux, et à l’interface Metro trop bizarre pour moi
  • emClient qui a l’air pas mal, même si le freemium n’est ma tasse de thé que pour les jeux en ligne

Je crois qu’en fait, je vais tester emClient tout en maintenant mon installation d’OperaMail opérationelle. Après tout, l’un des plaisirs d’avoir une boîte mail IMAP, c’est de pouvoir changer de client mail facilement.

Bon, je dois également reconnaître que j’ai jeté un oeil aux alternatives à Opera, Firefox en tête. Mais, malgré toute ma « bonne » volonté, j’ai très vite reononcé. Je verrai toutefois à l’usage si je ne peux pas me reconstruire un chouette navigateur à partir de Firefox et de sa myriade d’extensions et de logiciels dérivés (PaleMoon, SeaMonkey, Waterfox, …).

My Opera s’arrête ? Merde

Le titre est assez clair, non ?

Pour plus de détails, le message complet est là : Important announcement about your My Opera account. On y apprend globalement que comme l’équipe d’Opera n’arrive pas à tenir My Opera à un niveau suffisant, ils prennent la décision de le fermer.

Ca ne serait pas une aussi mauvaise nouvelle si ils n’avaient pas également décidé cette année d’arrêter de développer leur moteur … pour se reposer sur Chrome (baaaah).

Chacune de ces nouvelles est en soi une décision d’entreprise, qui va évidement affecter les talentueux développeurs de chez Opera.

Prises ensemble, elles donnent toutefois un mauvais signal concernant la survie d’une entreprise qui, si elle est dynamique, n’en est pas moins un nain au milieu de géants. ce qui me rend pessimiste pour leur avenir …

Bon, d’un autre côté, d’un point de vue personnel, je me réjouis vraiment de ne pas les avoir choisi quand j’ai quitté GMail pour Caramail (euh, pardon, GMX.fr). J’ai un peu l’impression d’avoir été malin.

Cela dit, c’est aussi l’occasion de faire un rapide bilan de cette migration.

  • Le premier point à noter, c’est que migrer une boîte IMAP n’est pas si facile que ça, sauf lorsqu’on utilise les bons outils (merci à IMAPSize qui a fait le sale boulot pendant des jours entiers).
  • En passant à GMX, je ne me doutais pas que je perdrais la belle interface web de GMail … Heureusement, Opera Mail (le client lourd, hein, pas le service de web-mail) m’a permis de revenir au mode dinosauresque de consultation des mails avec un client lourd connecté à un serveur IMAP – oui, comme au XXème siècle. Et je peux vous dire que ça continue à être un plaisir.
  • Le bonus caché, c’est que j’ai recommencé à accéder aux newsgroups NNTP avec le même client lourd, ce qui est infiniment mieux que Google Groups.
  • Et si GMX fournit un calendrier, un système de partage de fichier apparement basé sur WebDAV (ou tout au moins accessible de cette façon), j’ai l’impression que GMail m’a un peu vacciné du tout intégré : j’utilise maintenant mon client lourd pour les mails, mais plus de calendrier (ni de carnet d’adresse, ce qui est une perte objective).
  • Et si vous vous demandez pourquoi je n’installe pas mon propre serveur mail, la réponse est toujours la même – et je ne pense pas changer d’avis prochainement – j’aime trop mes mails pour les administrer moi-même. Autrement dit, j’aurai trop de risque, par une manoeuvre un peu hasardeuse, de tous les balancer dans les poubelles, et ça, ça m’insupporte.

L’un dans l’autre, je suis content de GMX : les mails arrivent et partent, et si je suis espionné (comme vous tous), au moins je sais que c’est des barbouzes que je paye de ma poche qui le font. Maigre consolation ? C’est vrai, puisque les entêtes des mails sont partagés avec la NSA et tout un tas d’autres services secrets. Mais consolation quand même (surtout en terme de temps de réponse : les serveurs sont en France, donc le dialogue IMAP va assez vite).

Alors, quitter GMail, c’est dur ? ou pas ?

Bon, ça y est, j’ai tenté.

Enfin, ça n’est pas encore fini, mais la sortie est bien entamée.

J’ai donc créé un compte chez GMX (oui, l’ancien Caramail) et commencé le long et douloureux travail de changement de coordonnées mail pour tous mes contacts.

Très honnêtement, je me dis qu’il vaudrait mieux passer par un nom de domaine personnalisé, mais je ne me sens pas le courage de tenter la manoeuvre. Fainéantise, quand tu nous tiens …

Donc, il ya  de bon citoyens (comme Goodreads ou Yahoo Groups) chez lesquels l’adresse est stockée en un lieu unique, et qu’on peut changer sans problème, et d’autres moins bons.

Parmi ceux-là, il ya évidement Google Groups. Pour celui-là, j’ai trouvé une astuce … mais fallait la connaître 😮

Et puis il y a aussi la migration de la boîte GMail.

Les Linuxiens ont « la chance » de pouvoir utiliser imapsync. Pour les windowsiens, dont je fais partie, IMAPSize fait assez bien le boulot, une fois qu’on a compris qu’il ne faut pas faire backup/restore, mais aller dans chaque dossier source et copier tous les mails dans le dossier cible …

Bon, cela dit, maintenant que je suis chez GMX, je me rend compte que l’interface est loin d’être agréable, d’une lenteur parfois plus qu’agaçante et, surtout, peu pratique.

Le grand avantage, je pense, c’est que ça va me pousser à utiliser soit Thunderbird, soit Opera Mail (le client, hein, pas le webmail).

N’empêche que tout ça, qu’il s’agisse de passer l’historique d’un webmail à l’autre, ou d’utiliser un client Desktop, n’est possible que grâce à une chose : IMAP. Et à chaque fois que je pense à ça, je me dis que c’est sacrément chouette que certains standards existent.

Hey Google ? « Don’t be evil », tu te souviens ?

Bon, ça fait un moment que je veux sortir de GMail.

J’avais créé un compte my.opera depuis lequel je voulais synchroniser mes mails GMail. Ca ne marchait pas (la synchronisation, hein, pas le client mail qui marche … raisonnablement bien), et je ne comprenais pas pourquoi.

Ce soir, j’ai créé un compte GMX (alias Caramail, ce qui me fait rétrospectivement bien rigoler). Parce que GMX a une bonne réputation sur AlternativesTo, et ailleurs.

Et j’ai donc voulu, comme pour mon compte My Opera, récupérer mes mails GMail. Et devinez ce que GMail est assez sympa de me dire ?

google tu te fous de ma gueule

Eh ouais, Google, qui voit très bien que la requête vient de mfetch-eu2.gmx.fr, et qui se doute très bien (merde, c’est Google) que la requête vient de GMX (un concurrent, même minoritaire), me dit que c’est une connexion suspecte ? Et en bonus, ils ne me proposent absolument pas de considérer cette connexion comme valide. (ce qui est totalement contraire à toutes les règles de l’ergonomie et de la collaboration bien comprise).

Donc, si je veux récupérer tous mes mails, qu’est-ce que je peux faire ? Me taper la synchro à la main en installant imapsync et en débuggant le protocole IMAP et les spécificités Google (et il y en a, au premier lieu desquels les tags pas complètement arborescents). Ou alors transférer gentiment ce mail aux services de GMX et Opera … Ah ! Je suis bête, j’en avais déja parlé à Opera !

Bon, dans tous les cas, c’est maintenant clair et net dans mon esprit : Le « don’t be evil » de Google est maintenant bel et bien fini (ah sacrebleu, je ne retrouve plus le lien expliquant que le PDG de Google actuel considère maintenant que c’était une connerie). Evidement, on me dira (c’est déja fait) que Google fournit un site de libération de données me permettant de récupérer mes mails. Mais ces histoires d’export POP font que, bien sûr, si je tente de sortir dans une direction, je ne pourrais pas aller dans une autre après (à moins évidement d’installer une double synchro : depuis GMail comme depuis cet autre fournisseur de mail).

Qu’est-ce que je recherche chez mon futur fournisseur de mails ?

Eh ouais, il est temps de passer sérieusement à la phase de recherche d’une altnernative.

Donc.

Qu’est-ce qu’à GMail qui me plaît ?

  • Les tags dans les mails ? L’expérience m’a montré que je m’en servais en fait comme des dossiers. Donc n’importe quel fournisseur offrant des dossiers IMAP devrait me satisfaire
  • Une grosse capacité de stockage. Là, effectivement, c’est intéressant, parce que ça permet de ne pas se poser de questions. Pour mémoire, mes mails occupent actuellement, d’après Google, Using 0.6 GB of your 10.1 GB. Du coup, n’importe quel fournisseur offrant au moins 1G devrait me satisfaire pendant au moins … 5 ans ? Et bien plus, j’imagine que si je vire tous les mails archivés par GMAME (plus question de compter sur Google Groups, évidement), je gagnerai une bonne partie de l’espace …
  • Un bon antispan. Et c’est sans doute là que Google est le plus fort. Son antispam est à la fois puissant et précis.
  • Un client mail « universel ». Pas question pour moi de me faire arrêter par une politique d’entreprise à la noix : dans mes mails, je mets toutes les ML de projets open-source auxquelles je souscris (comme par exemple TrueZip hier). Du coup, il faut une méthode de consultation simple (un webmail) et une possibilité de passer par IMAP/SMTP pour utiliser Opera Mail, par exemple, ou Thunderbird.

Alors qui pour le remplacer ?

Evidement, alternativesto a une liste de candidats … et je peux en trouver d’autres un peu partout sur le web.

Mais bon, je pense que je vais d’abord mûrir un peu le projet …

Les spammeurs sont des débiles profonds

La preuve, même GMail se doute de quelque chose.

The message « Votre espace bancaire n’est pas activer actuellement en raison d’un problème des prélèvements » from responsable financier (Email–mg3@Administration.fr) contained a virus or a suspicious attachment. It was therefore not fetched from your account tralala@monFAI.fr and has been left on the server.

 

If you wish to write to responsable, just hit reply and send responsable a message.

Surtout que bon, si ma banque m’écrit « n’est pas pu activer », je les engueule à mort … Quant à l’adresse e-mail d’expédition, elle montre si c’est encore nécessaire que tout ça n’est qu’un scam ridicule (je constate d’ailleurs que le terme anglais pour escroquerie ressemble furieusement au sigle de la société de protection des droits d’auteurs … si c’est pas une coïncidence, au moins une agence de communication s’est bien marrée …).

EDIT : merci au représentant local du royaume de Ga’Hoole (qui se reconnaîtra) de m’avoir signalé que ce message apparaissait vide, j’ai pu le corriger grâce à lui.

Chez OhLife, le mail, on comprend ça …

Toujours amateur de sensations nouvelles, j'essaye depuis une semaine OhLife, qui est une espèce de posterous cheap (puisque dans les deux cas on alimente un site web avec des mails), mais avec une différence importante : là où je dois penser moi-même à envoyer un mail à posterous quand je veux écrire un article, OhLife a une démarche nettement plus proactive puisqu'il m'envoie chaque jour vers 20H un mail me demandant comment s'est passée ma journée. C'est sympa, à un détail prés : au début, j'écrivais mes mails à l'ancienne, c'est-à-dire en répondant après le message initial. Seulement voilà. Il y a, depuis l'arrivée d'Outlook (donc vers 1995), un débat houleux entre les tenants de la réponse sous le message initial, et les tenants de la réponse au-dessus du message initial (ces derniers étant apparus grâce à Outlook, qui par défaut utilise justement ce mode-là).
Et donc, je répondais sous le message de OhLife et je m'étonnais de ne rien voir sur leur site. J'ai donc envoyé un mail au support (oui, j'aime bien les mails), qui m'a répondu (après quelques échanges)

Sorry about that – that's exactly what's happening. Once we hit any "footer" style content (i.e. our reply message), we stop parsing the message. Thanks for getting back to me on this,

Donc, les mecs d'OhLife ne s'emmerdent pas avec tout ça … bon, ben bien. En même temps, je les comprend, ils sont jeunes, pleins de vie, et toutes ces histoires, ça date de l'an 2000, quoi … cela dit, ça rend les choses moins drôles, je trouve.