Le quidditch, c’est pas si facile

Pour la troisième fois, je me suis lancé dans un des contests de Codingame.

Cette fois-ci, Harry Potter était à l’honneur.

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Oui, enfin, sans les combats de sorciers

En particulier, le quidditch. Enfin, un quidditch un peu simplifié : seulement deux sorciers, et, surtout, pas de vif d’or. Et heureusement, parce que j’en ai bien bavé pour en arriver à résultat un peu meilleur que la dernière fois, et surtout, cette fois-ci, raisonnablement satisfaisant, vu le temps investi :

score
707 sur 1950 qui passent atteignent le bronze, c’est bien. Mais s’arrêter à la porte de la ligue gold, ça craint.

EDIT : heureusement, une heure plus tard

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Alors, comme la dernière fois, il y a des leçons à retenir.

D’abord, mon code magique qui produit des tests directement à partir du jeu est très pratique, mais nécessite que le code n’utilise jamais de random() sous quelque forme que ce soit. Cela dit, c’est tellement pratique ! regardez mes classes InGameTest, comme par exemple ici

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Et n’oubliez pas que ça vient directement de l’état du jeu à instant donné !

Ensuite, utiliser le bug tracker de GitHub comme bloc-note, c’est évidement pratique pour me garantir que j’ai traité le sujet efficacement. Et je m’en resservirai.

Enfin, j’avais une première implémentation que je savais boiteuse dès jeudi. Mais, si vous regardez mon historique de commit, vous verrez … rien ! En effet, le code que j’ai mis en place samedi et dimanche n’a pas été placé dans GitHub avant ce soir … Le fameux rush de fin de projet :-). Cela dit, il n’y avait peut-être pas de commits, mais il y avait des tests ! Et j’utilise toujours avec autant de profit mon plugin Maven qui génère le fichier source de codingame. Mais pour en revenir à cette histoire d’implémentation, clairement, il va falloir que je passe plus rapidement à la deuxième implémentation. Je dis deuxième, mais pour Hypersonic, j’ai enchaîné 4 implémentations différentes, donc n’en avoir que deux, c’est déja un net progrès. D’ailleurs, je pense ne pas vraiment pouvoir en faire moins. En effet, mis à part pour les super-tueurs genre Magus, il paraît difficile d’obtenir une première version qui soit à la fois correcte conceptuellement et efficace.

Mais bon, tout ça ne doit pas ôter quelque chose que j’ai écrit sur hypersonic : coder une de ces satanées IA est un sacré challenge, mais aussi un sacré fun. Et pour le coup, le quidditch était très bien grâce à sa complexité.

PS : Bravo à nmahoude :

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Je ne suis pas hypersonic sur CodinGame

Depuis deux ou trois semaines, avec quelques collègues, nous avons créé des comptes CodinGame et nous nous sommes lancé dans les jeux pour programmeurs qui y sont disponibles.

Au début, c’était simple …

Et puis, il y a deux semaines, ils ont lancé Hypersonic. Bon, hypersonic, c’est pas bien compliqué, c’est faire jouer un bot que vous programmez. Donc j’en ai codé un.

Et j’ai fini quasi-dernier en bronze.

Vous pouvez lire le post-mortem que j’ai écrit pour y voir les leçons techniques.

J’en tire quelques autres leçons, plus humaines.

La première est assez logique, pour un jeu : c’est la chose la plus amusante, la plus prenante, et la plus crispante que j’ai codé au moins cette année, et facilement ces cinq dernières années. Imaginer un algorithme, le développer, et le voir se comporter, même mal, a ce côté démiurgique qui est la raison pour laquelle je suis développeur. Le corollaire évident, c’est que je ne comprend toujours pas pourquoi mon métier est aussi chiant actuellement : j’ai utilisé des méthodes professionnelles pour développer ce bot : tests, profiling, … Et c’était vraiment amusant. J’en tire la conclusion que notre métier est chiant parce que les demandes des clients sont, la plupart du temps, d’un ennui mortel.

La seconde est assez logique, mais moins drôle : j’ai fini 1675ème ! C’est médiocre, évidement. Et c’est vrai que mon bot était médiocre : des timeouts partout, et des décisions suicidaires encore plus souvent. J’ai pris une vraie leçon d’humilité, ce qui est toujours bien.

La dernière est plus intéressante : on est certes loin du fameux « meilleur programmeur de France », mais il y a beaucoup de monde, et qui semble prêt à y passer beaucoup de temps. Autrement dit, les développeurs sont des gens passionnés, prêts à se confronter les uns aux autres, et à communiquer autour de leurs succès ou de leurs échecs.