Kouign-amman, nous voici !

Bon, théoriquement, je devrais écrire « kit et kat, nous voici ». Seulement,

  1. Je préfère le kouign-amman
  2. Je trouve désastreusement déplorable que Google soit (plutôt que Microsoft, par exemple), le premier éditeur d’OS à « re-brander » une version de son OS pour en tirer un bénéfice.

Ah, oui, au fait, je vous parle d’Android, là, pas de cuisine.

Parce que les gens de Wiko ont eu la bonne idée de mettre à disposition KitKat pour mon Raimbow. J’ai donc installé la mise à jour à partir de Windows la semaine dernière. Et dans l’ensemble, ça se passe plutôt bien. Même si j’ai dû manuellement réinstaller toutes les applications (d’accord, il y en a des grosses, mais puisque Google Play mémorise toutes les applications que j’ai installé – ou pas – il n’était pas capable de mémoriser que je voulais les installer en wifi ? HEIN ?). Bref, j’ai donc tout réinstallé.

Tout, sauf un truc qui me manque terriblement : Kii Keyboard. Je l’avais découvert grâce à SebSauvage, et je le trouvais fantastiquement meilleur que le clavier par défaut de Google. Mais il n’existe plus sur Google Play, et je me méfie comme de la peste de tous ces sites de téléchargement d’APK. Donc pour l’instant, j’utilise le clavier par défaut. Moins bien, mais disponible (et aucun des autres que j’ai pu essayer, Swiftkey, Dasher, et autres ne m’a réellement convaincu).

Bon, et puis il y a un autre souci, mineur celui-là. J’aimerais bien remettre Adaway, mais je dois pour ça rooter mon téléphone, et je n’ai pas encore trouvé la bonne méthode. Mais je suis sûr que je vais trouver …

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OsmAnd, OsmAnd~ ou OsmAnd (free) ?

Suite à mon article d’hier, j’ai un peu fouillé sur le wiki d’OsmAnd et il s’avère qu’il n’y a pas une version gratuite et une version payante, mais

  • Une version complète payante sur Google Play Store
  • Une version gratuite « d’essai » (limitée à 10 téléchargements de cartes) sur le même Google Play Store
  • Une version gratuite complète nommée OsmAnd~ sur F-Droid (avec laquelle j’ai pu télécharger le fameux layer Wikipedia qui rajoute des points d’intérêt partout)
  • et même une version « bleeding edg » disponible sur le F-Droid, avec toutes les dernières fonctionnalités … et les derniers bugs.

Du coup, je me répand en excuse : je me suis trompé, OsmAnd ne fait pas de l’open-source pour vendre une version commerciale. C’est à mona vis plus qu’ils utilisent le Google Play Store pour sponsoriser la version gratuite de F-Droid.

Alors c’est pratique un smartphone ?

Je n’aime pas trop le terme de smartphone, ne serait-ce que parce que je me souviens des vieux, voire même très vieux, téléphones portables qui avaient déja des applications.

Et je crois que ça n’est pas la peine que je vous parle des différents Palm pilot, qui restent pour moi une espèce de summum, sur lequel je reviendrai …

Donc, je l’ai écrit ici il y a quelques temps, j’ai acheté un Wiko Raimbow d’une magnifique couleur corail. Et ça, c’est le premier choc. Parce que le téléphone n’est ni noir, ni blanc, et que bien des gens sont surpris de me voir utiliser avec plaisir un téléphone dans cette gamme de couleur. Personnellement, ça m’amuse beaucoup, parce que comme je dis toujours à mon fils

Les vrais hommes peuvent porter du rose

Et donc, rien que la couleur révèle bien des choses sur mes interlocuteurs.

Ensuite, une fois le téléphone démarré, quelques détails me surprennent.

Le premier, c’est qu’Android 4.4 a une très chouette option de démarrage/arrêt automatique, qui fait que mon téléphone s’arrête tous les sloirs à 20H30, ce qui me fournit un agréable sentiment d’apaisement. Du coup, d’ailleurs, je ne comprend toujours pas les gens qui prennent leur téléphone pour un sbstitut mammaire et s’y accrochent en permanence … Mais bon, c’est pas bien grave.

En revanche, ce qui l’est un peu plus, c’est la saisie.

Parce qu’au début, avec mes gros doigts, j’avais un mal de chien à taper sur le clavier virtuel … Et j’ai eu beau passer (sur la recommandation de Sebsauvage) à Kii Keyboard (j’aurais bien mis le lien, mais il ne semble actuellement pas disponible sur le Play Store … et les développeurs ne semblent même pas avoir de site autonome, ce qui me trouble bien plus que je ne saurais le dire), je n’ai pas retrouvé l’expérience de saisie de mon vieux Palm. Je m’explique …

Au temps béni du Palm, on écrivait avec un stylet en utilisant l’alphabet Graffiti, développé spécialement pour cette saisie. Et j’arrivais à écrire des textes à peu près aussi vite que les idées pouvaient me venir à l’esprit, ou aussi vite que les gens discutaient en réunion. Là, même avec la saisie prédictive (que je maîtrise encore assez mal, je dois bien l’avouer), j’ai l’impression d’être encore très loin de cette vitesse de saisie.

Cela dit, grâce à la réactivité de l’écran, j’ai ajouté deux ou trois gadgets qui me facilitent vraiment la vie :

  • PieControl ajoute un menu radial qui se lance en cliquant du doigt sur le côté de l’écran, et fournit quelques raccourcis bien pratiques pour accéder aux applications déja démarrées ou à une version réduite de la liste des applications. Cette liste des applications me paraissait, comme celle d’Android, d’ailleurs, largement insuffisante, avant tout parce qu’il n’y a pas de possibilité de recherche des applications à la Quicksilver/Launchy/Gnome DO.
  • Heureusement, pour ça, j’ai trouvé hier FAST, qui fait exactement ça : une liste d’applications avec recherche full text. Bien plus rapide que Quickdroid
  • Et pour les mots de passe, Keepass2Android permet facilement de taper les mots de passe, pour peu qu’on comprenne cette histoire de clavier alternatif à activer au besoin.

Bon, et évidement, j’ai les indispensables également mentionnés chez Prism-break :

  • F-Droid, qui est un peu la porte vers le libre, même si je trouve que cette porte se referme assez rapidement …
  • Firefox dont les extensions ne se synchronisent malheureusement pas avec les extensions de bureau (dommage pour Wikiwand – d’un autre côté j’ai Aard pour ça).
  • K9-Mail qui est vraiment très bien fichu (genre, le client GMail, à côté, c’est une honte – et pas seulement parce qu’il n’offre l’accès qu’à GMail)
  • Adaway que j’ai découvert cette semaine – essentiellement parce que je n’en pouvais plus de voir Podacst addict me spammer dès que je me connectais à un réseau wifi.

Il y a quand même dans tout ça un thème que je retrouve de façon assez désagréable …

Sur mon ordinateur de bureau, même avec Windows 7, j’ai accès à des applications open-source de qualité pour la plupart de mes usages (sans compter les outils de développement, qui sont tous open-source, j’ai par exemple OpenOffice, Keepass, ou même ce bon vieux Urban Terror). Sur Android, l’open-source me semble, en-dehors des vrais efforts du type Replicant, réduit à la portion congrue.

Et pourtant, des logiciels gratuits, il y en a à la pelle. Hélas, même un logiciel dont les données sont libres, comme par exemple OsmAnd, n’est gratuit qu’en surface : la version gratuite a une limite de dix téléchargements qui est … assez vite atteinte. Et pour adjoindre l’insulte à l’injure, seule la version payante permet le calcul d’itinéraires de plus de 200 Km. Non mais on est où là ? Franchement, je me demande si je ne vais pas le désinstaller et partir chercher du côté des concurrents moralement honnêtes. Entre parenthèses, l’utilisation du guidage GPS n’est pas spécialement aidé par le fix GPS particulièrement lent et fragile de ce téléphone (ce qui est, en vrai, son plus gros point noir : le GPS ne marche qu’à moitié, pour moi).

Et ça, vous voyez, c’est du gratuit en mode version d’essai, qui est exactement le genre de choses que je déteste. Et c’est là qu’on voit qu’Android est un marché en conquête : tous les éditeurs font comme à l’époque bénie de Windows 95 : du shareware qui ne dit pas son nom.

Et comme évidement il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus, le paysage des applications ressemblera, d’ici quelques version, à Detroit depuis la fin de la cité de l’automobile, ou comme les sites de shareware de Windows en 2014 : tellement de produits abandonnés que la sélection se fait finallement assez vite.

Cela dit, je m’en fous un peu, parce qu’une fois que je trouve un ensemble d’applications satisfaisant, je m’en contente. Et les applications, je les ai pour l’essentiel.

Ah, au fait, vous aurez remarqué que je n’ai pas parlé d’accès réseau … Normal, avec mon forfait 2 €. Et du coup, la grande question, c’est

Avec la wikipedia et la carte de France embarquée, 32 Go, c’est assez ?

Eh bien oui, et largement, même : j’ai la place pour y glisser 5 Go de MP3, et un peu d’ebooks (cela dit, je dois bien avouer que les mangas ne passent absolument pas sur un écran de cette taille).

Bon, vous l’aurez compris, je suis plutôt content à la fois du matériel et de l’expérience … même si je ne cracherais pas sur une méthode de saisie plus efficace.

J’ai craqué !

Quand je dis ça, je suis un peu mélodramatique … quoique.

Enfin bref.

J’avais déja craqué, pour l’essentiel, en prenant un forfait téléphonique, certes limité (le fameux forfait free 2H/2€). Mais j’étais resté coincé avec un de ces fameux feature phones à clapets et sans applciations, ni gadgets de quelque ordre que ce soit. Un téléphone … pour téléphoner.

Mais là, j’ai craqué d’une autre façon en m’offrant un téléphone Android, avec un grand, beau, (et salissant) écran de 5″ qui me rappelle mon Palm d’une autre époque, à un détail près : le Wiko Raimbow que je viens de m’acheter est bien moins cher, et français (enfin, vendu en France par des français, je ne doute pas qu’il soit fabriqué en Chine).

Le moment est donc venu d’apprendre à utiliser un autre OS que Windows ou Mac. Certaines choses sont diablement pratiques, d’autres moins. Mais dans l’ensemble, c’est assez plaisant, je trouve.

Et l’écran, même si il n’est aps reconnu comme exceptionnel, me paraît personnellement être déja une grande victoire.

Par contre, j’ai encore quelques soucis philosophiques de gestion de ma mp3thèque en synchronisation : j’utilisais auparavant iPod manager pour synchroniser mon iPod avec Foobar2000, mais là, je n’y arrive absolument pas. Et ça me paraît bien dommage … Parce que je vais devoir remplacer ça par une copie d’une sélection de mes MP3s préférés dans la carte SD, assortie de l’utilisation d’un podcatcher pour Android. Je ne suis pas très satsifait de ce découpage, mais il faut bien le tester, j’imagine.

 

Bon, ben va falloir se mettre à Android, moi je vous le dis

Je croyais que ces histoires de Raspberry PI étaient juste de l’enfumade à destination de geeks trop heureux de balancer leur pognon aux orties, jusqu’à ce que je me rende compte que Rui Carno avait lui aussi succombé.

D’abord au Raspberry PI, comme tout le monde …

Puis sur un autre ordinateur à processeur ARM … un peu plus couillu … et également livré installé avec une distirbution Android (et pas Linux ou Ubuntu comme ce fut la mode il ya  quelques années).

Bon, du coup, si je trouvais l’idée relativement séduisante, j’étais encore un peu dubitatif quant au pourquoi ou au comment du truc : qu’est-ce que je peux en faire ? Qaund est-ce que ces machins pourront bien me servir ?

Et puis aujourd’hui je suis tombé, un peu au hasard, sur cet autre ordinateur Android/ARM. Et d’un coup, les choses commencent à se clarifier.

Je crois avoir déja dit (et si ça n’est pas le cas, je le déclare aujourd’hui) que pour moi le PC vit ses dernières heures comme machine ubiquitaire (vous savez, l’ordinateur qu’ont rouvait partout). Demain, l’avenir ne sera pas non plus en iProut de Cuppertino. Non, à mon avis, l’avenir a beaucoup plus de chances de se dessiner autour d’un univers Android totallement balkanisé (enfin, autant que l’univers PC à son époque hégémonique). On trouvera des Android Desktop (x86 ou ARM, on s’en fout), des Android laptop, tablettes ou téléphones (ça existe déja, je sais, merci), des Android set-top-box

https://twitter.com/riduidel/status/301704635004100608

Même si dans le cas de la freebox, je pense que c’est essentiellement parce que free dispose des compétences bas-niveau plus que des compétences UI (faut voir à quel point l’interface de la Revolution est parfois inhomogène).

Bon, je continue mon énumération …

avec des Android embarqués à la pelle (voiture, POS, j’en passe et des meilleures)

Autrement dit, Android, plus que le Mac, plus que le PC, c’est l’avenir.

Il va donc falloir s’y mettre … donc prochain achat : une tablette Android avec clavier détachable (façon tablette Windows 8). Parce que vous, je sais pas, mais moi, taper un article de blog sur un écran tacile, ça va vite me barber, hein.

Evidement, pour aller avec, il va falloir envisager la recovnersion professionnelle (mais ça on verra – bien – plus tard).

free mobile ….

Ah l’heure qu’il est, vous savez sans doute déjà tout ce qu’il y a à savoir de l’offre free mobile, je ne vais donc pas vous en rebattre les oreilles.
Je vais quand même vous en parler, mais sous un angle différent.
J’ai regardé ce matin la présentation de Xavier Niel lançant sa gamme d’abonnements pour téléphones portables, et j’en retiens plusieurs choses.
  • D’abord, pour lui, l’offre illimitée semblait moins … impliquante que son offre sociale (vous savez, une heure pour 2é?/gratuit pour les possesseurs de freebox). Pourtant, dans le public, j’ai trouvé les réactions franchement faibles, alors qu’à mon avis c’est cette offre « low-cost » qui va faire les beaux jours de free. Ca m’a presque choqué, en fait, puisque le discours de Niel était bien plus militant pour défendre ses valeurs avec ce produit. En effet, autant son offre illimitée se contente de nous démontrer qu’on peut avoir un téléphone portable pour pas cher, autant son offre « sociale » nous montre que les opérateurs téléphoniques ne sont pas les seuls à se foutre de leurs clients : le gouvernement, lui aussi, met en place (on imagine facilement ça se faire lors d’un dîner entre Sarkozy et son pote Bouygues). Et en ce sens, il ne s’agit plus, à mon sens, de simplement vendre de la minute. Il s’agit surtout de montrer la direction que Niel souhaite donner à ce milieu de requins. Et ça, même pour un pornocrate comme lui – pas de panique, je dis ça en plaisantant.
  • Ensuite, la nature des forfaits – et l’absence totale de limitation dans les protocoles utilisables – ouvre (enfin) la porte à des usages sympathiques des terminaux « intelligents », comme on dit dans les milieux informés. je vais par exemple pouvoir me connecter à mon NAS depuis absolument n’importe où sans devoir faire du ssh-over-http (la solution pour tous les PéLC).
  • Dans le même ordre d’idée « no limit », les téléphones éventuellement vendus par free.fr ne seront pas simlockés, ni rien. Et ça, c’est bien.
Evidement, tout ça fait largement vaciller mes convictions, surtout à l’heure où des engins sympathiques comme le Samsung Galaxy Note existent. Pourtant, je dois l’admettre, malgré les usages que j’imagine déjà (cinémomètre pour le roller, GPS pour le tourisme, lecteur RSS mobile – on m’a confié que mon pseudo pouvait être associé à Bonjour Madame dans les résultats de Google … aucun rapport bien sûr :-), album photo portable connecté à Piwigo, ), et ceux que je n’ai pas encore imaginé, je suis encore indécis : suis-je prêt à rejoindre le monde du fil à la patte et de l’ultra-connectivité ? Je n’en sais rien.
Parce qu’il faut bien le reconnaître, j’aime me distinguer. Et l’absence d’un implant cybernétique de communication est, à l’heure de la cybersphère, un signe franchement distinctif. Et en plus, je ressens régulièrement devant ces personnes interrompues par le monde une forme de condescendance : moi, au moins, quand je suis seul, je suis seul – oui, je suis un peu associal.
Toutefois, les usages sont si nombreux … et si fascinants … franchement, je ne sais pas trop quoi faire.