Indispensable !

Personnellement, j’adore les JDC Tech Tips que je reçois chaque mois dans ma boîte à mail.Mais je viens de découvrir (bonheur suprême) qu’elles sont archivées sur la page http://java.sun.com/developer/JDCTechTips/index.html

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Les hotlines peu touchées par le tsunami

Quand je parlais récement de ce raz-de-marée, je ne m’attendais pas à ce fascinant article de Wired. J’en retiens notamment la phrase (tout à fait effrayante pour moi)

« What does this mean for outsourcing? » she asked. « The other thing is why don’t they train their customer service people to say it the way it is? I don’t want them to tell me someone will pick up the phone in 10 minutes and then they don’t. Or, if they don’t call me back, I don’t want to hear, ‘I will get back to you’ and then they don’t. It’s frustrating and it’s unprofessional. »

En gros, cette brave dame qui a planté son Symantec demande à son fournisseur pourquoi le centre d’appel indien ne répond pas, et s’insurge du fait qu’on lui dise ben … euh … (gasp) … on va vous répondre dans dix minutes. Tout ça parce que le gars au bout du fil vient d’apprendre que sa tante, qui habitait jadis un charmant village de la côte, est sans doute morte à l’heure qu’il est.

Réfléchissons ensemble au blonomic

Bon, allez, puisque le blog est approximativement stabilisé (il manque encore un ou deux plugins intéressants, mais c’est une autre histoire), commençons ensemble la réflexion sur ce que pourrait être un nomic par blog. J’ai l’avantage d’avoir déja participé à deux nomic par liste de diffusion (tous deux défunts) et à un nomic par newsgroup (qui lui semble plutôt entré dans la léthargie qui menace tout nomic trop peu intéressant). C’est dommage pour Conanomic (le nomic par newsgroup) car il portait quelques idées intéressantes (comme par exemple l’obligation de règles courtes, le fait qu’il soit ouvert, autrement dit sans limite explicite, et son côté impérial mais pas trop). Voici donc pour moi quelques qualités d’un bon nomic :

  • Adapté à son support (car la forme définit le fond). Dans le cas présent, les règles devront tenir compte des possibilités de commentaires (évidement utilisés comme moyen de vote), et de trackback (peut-être utile comme contre-proposition, et à tout le moins pour faire vivre le nomic).
  • Adapté à son public. Je doute personnellement que ce blog soit lu par plus de cinq personnes. Ca fait donc très peu de votants potentiels (je ne parle même pas ici de vrais votants). Bien sûr, ça simplifie la vie, en évitant la mise en place de procédures complexes de décompte des votes, mais d’un autre côté, ça donne peu de grain aux votes.
  • Et finallement, correspondant à mes possibilités de maintenance (parce qu’en le lançant, il me paraît évident que je vais hériter d’une responsabilité de type administrative).

Bref. ça me paraît assez peu évident.

Quelques infos sur les fontes

En guise d’aide mémoire pour l’avenir (lire : le jour où je voudrais utiliser différentes fontes sur ce blog), voici quelques sites intéressants :

  • Web Fonts basics rappelle quelles fontes sont facilement utilisables sur le web
  • DaFont liste des tonnes plus de polices toutes plus belles les unes que les autres
  • Et le Dynamic Text Replacement devrait me permettre de remplacer le moche code source en Courrier par un joli code source en Proggy avec la mise en couleur syntaxique, pour peu que je me penche (très) sérieusement sur le sujet.

[EDIT]Ce site m’a l’air aussi très bien UsableType

"Soyons sémantiques"

Grâce à Morten Frederiksen et ses plugins, j’ai largement amélioré l’aspect web sémantique de mon blog en y ajoutant une sortie FOAF, et un autre plugin permettant de faire facilement des liens vers des catégories ou des liens. En revanche, j’ai dû me séparer du plugin de vote (ce qui m’embête beaucoup dans mon optique de {Nomic} par blog) qui m’empêchait totallement d’accéder à l’interface d’administration.

Du respect des droits de l’Homme considéré comme une discussion ésotérique

Et pendant ce temps-là, à Guantanamo, on invite des GO spécialisés dans la construction de tour Eiffel en allumettes pour passer le temps. Parce que la condamnation à vie sans procès, c’est l’American Way of Life. C’est marrant, mais je croyais naïvement qu’il ne peut y avoir de crimes sans preuves. Apparement, quand on a un turban, ça n’est pas le cas.

Il y a un an

Il y a un an, ou juste un peu moins (car la reprise avait lieu le Lundi 6 Janvier), je reprenais le travail en entamant un nouveau mode de vie commuté : dans la journée à mon bureau de Jussieu (où j’étais alors en mission) et le matin très tôt, le soir très tard chez moi à Hellemmes.

A vue de nez, ça fait pas loin de deux cent bornes. J’étais donc devenu un consomateur assidû du TGV, qui me permettai l’exploit de considérer cette distance comme quasiment négligeable (ou plus exactement accessible dans un temps raisonnable). Bref, je devenais un bon balieusard avec un temps de trajet correct (environ 2H00 aller simple).

Bien sûr, ça allait avoir un impact important sur mon travail. L’impact que j’avais prévu était le suivant : disposant de 1H00 matin et soir dans un environnement calme (à peu près) sans connexion web ni distraction d’autre sorte que les vaches passant à la fenêtre (une légende sur ce trajet), je pouvais, pour peu qu’on me prête un ordinateur portable, réaliser un certain nombre de documents pour le suivi du projet : documentation, analyses, … En fait, je n’eus jamais l’occasion de toucher ce portable. Du coup, ce trajet me permettait essentiellement de lire des articles de fond sur Java (comme par exemple la fameuse série sur le threading par Allen Holub ou celle sur la conception d’interfaces en objet par le même, ou bien d’autres listés sur Java-Channel) ou des bouquins. S’ajoutait à ça la vie de famille prenante (avec ma fille à aller chercher à la crèche le soir, ou à déposer le matin), j’avais des horaires plutôt … allégés. Bref, je subissais de plein fouet les aspects négatifs de ce choix un peu osé.

Dégoût informationnel

Il y a à peine plus d’une semaine, un raz-de-marée (le mot français est tout aussi valable que le tsunami) ravageait l’Asie du Sud-Est, tuant un nombre incalculable de gens. Des hommes, des femmes, des enfants, qui se trouvaient simplement là.

Je ne vais pas en parler directement. Non, je vais vous parler de deux ou trois choses ignobles vues ou entendues ici ou là. D’abord, une réalité trop crue pour être dite autrement que du bout des lèvres :

Heureusement, ce tsunami n’aura pas un impact trop grand sur la cotation des sociétés d’assurance, car les gens de ces pays ne sont que très peu assurés.

La citation est plus qu’imparfaite, mais l’idée exactement rendue.

Alors même qu’on ne sait pas combien de centaines de milliers de personnes viennent de se faire avaler par la mer, nos amis les économistes sont bien contents que l’économie mondiale ne recule que très peu devant la puissance océanique. Ensuite, un simple phénomène, courant en politique, mais pas assez dans le reste de l’actualité : la représentation médiatique. Quand la thaïlande et ses milliers de morts monopolise une bonne quinzaine de minutes grâce à ses touristes, l’Indonésie, qui en compte à elle seule une centaine de milliers, n’a droit qu’à des entrefilets. Pourquoi ? Parce qu’elle n’a pas la Plage, ni le Club Med. Et donc très peu de français ou d’occidentaux (lire des morts dont on fait les journaux) pour nous appitoyer. Non, l’Indonésie n’a à nous montrer que des cadavres indigènes de peu d’intérêt médiatique. Alors, combien d’indonésiens, de sri-lankais, d’indiens, peuvent mourir pour qu’on en parle autant qu’un bon français ? Notez bien que je ne dis pas ça pour les gens qui ont à souffrir d’un décès, mais bien au contraire pour les journalistes qui n’ont rien compris. Un mort, qu’il soit français, indonésien, ou autre, n’est ni plus nii moins qu’un mort, et, dans ce cas, un mort parmi plus de cent cinquante mille.