Un nomic sur table

Plutét que de réfléchir dans le vide, JVGruat nous propose sur fr.rec.jeux.nomic un jeu de règles pour un nomic sur table, que je pense pouvoir adapter facilement. Donc allons-y pour la version initiale :

  1. Cette partie de Nomic progresse par l’adoption ou la non adoption de propositions d’amendement, de suppression, d’ajout, de regroupement ou d’autres opérations sur les règles en vigueur.
  2. Le texte d’une proposition de ou sur une règle ne peut excéder 50 mots. Toute proposition doit être formulée par écrit.
  3. Les propositions sont adoptées si une majorité des deux-tiers des votes émis leur a été favorable.
  4. Les joueurs jouent à tour de règle et dans le sens des aiguilles d’une montre, jouant chacun un tour complet. Il n’est pas possible de passer ou de sauter son tour et toutes les phases du tour de jeu doivent être jouées. Tous les joueurs commencent avec zéro point.
  5. Le tour de jeu est composé de deux parties et dans cet ordre : (1) Proposer un changement de règle et soumettre ce changement au vote (2) Lancer un dé une fois et ajouter le nombre de points obtenus à son score.
  6. Le changement d’une règle prend effet à la fin du vote qui l’a entériné.
  7. Chaque joueur a une voix et une seule.
  8. Le vainqueur est le premier joueur qui totalise 100 points positifs.
  9. Si les joueurs sont en désaccord sur le caractère légal d’un coup ou sur l’interprétation ou l’application d’une règle, le joueur précédent celui dont c’est le tour de jeu sert de Juge et tranche. Aux fins de cette règle, n’importe quel joueur peut provoquer un différend en insistant. Cette procédure s’appelle l’invocation du Juge.
  10. La décision du Juge ne peut être contestée que par un vote unanime des autres joueurs, vote qui aura lieu avant le début du tour de jeu suivant. Si la décision d’un Juge est contestée, le joueur précédent le Juge dans le jeu devient le nouveau Juge, et ainsi de suite, à la seule exception qu’un joueur ne peut être Juge pendant sont propre tour de jeu ou pendant le tour de jeu d’un membre de son équipe.
  11. Si un changement de règles rend impossible la poursuite du jeu, ou si un coup ne peut être irrévocablement considéré comme illicite, ou si le Juge décide sans que sa décision ne soit contestée qu’un coup est à la fois permis et interdit, le joueur mis ainsi dans l’impossibilité de terminer son tour gagne la partie. Cette règle a priorité sur toute autre règle déterminant le vainqueur.

Et voici maintenant mes commentaires numérotés à l’identique

  1. Toujours rappeler le but du nomic, c’est bien. Mais où est le respect des règles ?
  2. Ca, j’adore ! ça me rappelle follement {Conanomic} et sa fameuse règle Une coutume ne peut contenir qu’une seule phrase.. Bien sûr, la phrase Toute proposition doit être formulée par écrit. est sans objet pour un blog, forcément écrit.
  3. La majorité des deux-tiers, ça fait beaucoup. Je lui préfère une majorité plus typique de la moitié.
  4. Ca aussi, c’est une règle pour le tour de table. Mais ça pose intelligemment la question de l’ordre des propositions par le web.
  5. Tiens, c’est marrant, ces règles décorèlent l’obtention de points du résultat du vote. Très intéressant, comme mécanisme.
  6. Evidement, pas de rétroactivité
  7. J’aime bien cette règle, parce qu’elle ouvre facilement la porte à des mécanismes plus marrants (comme par exemple la corrélation au nombre de points) par une « simple » modification.
  8. Ah, tiens, un score de victoire ? Soit, c’est une partie sur table, après tout (lire : ça doit aller vite et tourner sans problème).
  9. Mouais, un Juge. Je suis toujours mitigé sur l’intérêt de la décision humaine. Pour les litiges, j’aurais tendance à tirer ça au sort, ne faisant que très modérément (surtout lorsqu’on joue de visu) confiance au jugement humain. Au fait, cette règle fait 61 mots. Elle est donc incohérente avec la règle 2, comme le sont toutes celles qui suivent.
  10. Elle est bien celle-là, car elle ouvre des possibilités intéressantes (et pas seulement parce que la notion d’équipe est introduite).
  11. Et enfin, la règle que j’appelerai de parfaite indécidabilité. Indispensable, mais rarement présente. Par exemple, Conanomic s’en passe.

Origami conceptuel

Mon pote Charles Lehalle m’a envoyé le lien suivant : http://origamiboulder.com/.Donc, moi aussi, je me mets à l’origami conceptuel.Mes instructions sont simples. Prenez une feuille de papier (de taille et de grammage quelconque).Pensez à l’origami de votre choix.Et voilà ! Vous avez sous vos yeux l’esprit de votre origami. Et, peut-être, si vous êtes patient, se réalisera-t-il.

Futures or closures ?

 Brian nous explique comment utiliser les « futures » en Java standard (c’est-à-dire avant Java 5, qui dispose du package de concurrence). Mais n’est-il pas bizarre de voir comme il est plus dur de le coder en Java qu’en … disons … Javascript (The World’s Most Misunderstood Programming Language (cliquez sur « Javascript », puis sur « The World’s Most Misunderstood Programming Language »))

Polymorphisme ? Ou

Lorsque j’ai lu la définition du polymorphisme sur le blog de Jose, j’ai été assez intrigué. En effet, pour moi, à la base, le polymorphisme, c’est la possibilité dans une classe Java d’écrire :

public class MyClass { 
	// no constructor for this code sample 
	public void doThat(int _int) {
		// do something 
	} 
	public void doThat(Integer _int) {
		// do something 
	} 
	public void doThat(String _str) {
		// do something 
	}
}

Le polymorphisme qu’il décrit ne ressemble absolument pas au mien. Heureusement, Comment ça marche me rassure et m’explique que nous avons tous les deux raison : Jose parle de polymorphisme par héritage et moi de polymorphisme paramétrique.Je trouve personnellement cette confusion entre deux notions assez éloignées (dans son cas la surcharge et dans le mien la redéfinition de méthode) plutôt étrange …

via Nicolas Delsaux’s posterous import script

Est-ce que Swing est lent ?

La question est récurrente. Sur ce blog l’auteur la pose. Et trouve naturellement la réponse évidente :

So the bottom line is swing is fast enough but then again itéés up to the developer to make it swing as fast as possible or make it as slow as a walking turtle.

Et comme d’habitude, en guise d’exemple, il incite les autres développeurs à créer des applications Swing performantes. J’ai eu la chance de bosser sur une superbe application Swing, largement assez rapide pour l’oeil humain, et qui plus est utilisée dans le contexte industriel, donc je ne peux que l’encourager à y jeter un coup d’oeil : GlobalScreen Intra. Ca été sans doute ma période la plus productive en tant que développeur Java. Bref, une belle page de ma carrière. Et à chaque fois qu’on me parle de Swing rapide, j’y repense. Comme je repense aux Swing Sightings qui référence un paquet de très jolies applications Java. Bref, tout un tas de démonstrations que Swing est vraiment loin d’être aussi pataud qu’on le dit, en plus d’être une API formidablement écrite (à la différence de SWT).

IE n’a pas fini de souffrir de la concurrence

Raphaël nous explique qu’IE n’a pas fini de veillir.

En attendant quoi ?

La version 8 d’Opera ? Blague à part, il s’agit sans doute de la seule manière de permettre aux industriels de mettre en place avant la prochaine version d’IE des sites modernes et utilisables par tous les navigateurs. Parce que proposer aux gens d’utiliser un navigateur déja vieux de deux ans et qui continue à s’enfoncer dans sa sénilité (et ses bugs pas toujours détectés) pour des applications, ça risque fort de ne pas être très sérieux pour des banques, ou des administrations, qui s’en tiennent pour l’instant soigneusement à leur politique de dépendance vis-à-vis de cette antiquité. [EDIT] Et pendant ce temps-là, avec un égal bonheur, Denis nous parle de ce navigateur obsolète

Une excellente initative

Pourquoi les programmes java sont si longs à lancer et occupent tellement de place ? Parce qu’avant de se lancer, chaque programme Java lance sa propre instance de la JVM (qu’elle soit Sun ou autre) puis se lance. Ce lancement de la JVM est effectivement obligatoire, mais pas forcément au lancement de l’application. Il pourrait avoir lieu par exemple au démarrage de la machine. Puis, chaque application se connecterait à la machine virtuelle déjà lancée pour s’exécuter. Dans ce cas, l’utilisateur gagne, pour chaque application Java, le temps de lancement de la JVM et son occupation mémoire. Foin de rêve ! ce miracle existe déjà : c’est NailGun qui n’a qu’un inconvénient (logique). Tout programme Java utilisant dans son code la méthode System.exit() arrête cette JVM serveur. Dommage. Mais il me semble que ça fait partie des projets de Sun pour l’avenir …

Mes indispensables gadgets

Quand j’arrive sur un nouveau poste, comme tout bon geek, je passe un bon bout de temps à installer toute une série de logiciels et de thèmes rigoureusement indispensables à mon équilibre noosphérique. J’avais trouvé un blog sur lequel l’auteur référençait tout ça intelligement. Malheureusement, je n’ai pas son talent (dès que je retrouve cette super-liste, je la rajoute). Voici donc ma liste :

  • Réseau
    • Opera (adware honnête) est, à mon sens, le meilleur navigateur du moment (et ce depuis au moins huit ans). Devant FireFox (freeware), et largement devant la bouse de Microsoft (qu’on devrait interdire de web).
    • XNews (freeware) malgré son aspect … rustique, est le meilleur client NNTP du monde, mais son meilleur manuel en français n’est pas du tout au même endroit (il est même particulièrement difficile à trouver).
    • RndSig IV (freeware) est le seul gestionnaire de signatures pas-tout-à-fait-aléatoire que je connaisse. Il permet en effet d’associer aux signatures des mots-clés qui les « déclenchent ». Bref, le résultat est rigolo. De plus, il marche n’importe où (ou plus exactement dans n’importe quel champ de texte) et donc avec Opera, XNews ou même (mais c’est folie d’y penser) Outlook.
  • Développement
    • Pendant longtemps, je pensais que TextPadétait le meilleur éditeur de texte possible … Mais récemment, j’ai changé d’avis. D’abord, parce que je ne me trouvais pas très honnête d’utiliser un logiciel d’une manière pas totalement honnête. Et ensuite, parce que j’ai découvert Notepad++ qui fait tout aussi bien que Textpad, mais qui est gratuit et open-source.
    • Eclipse (freeware) est mon IDE de choix. C’est quasiment le plus puissant (seul Idea (499 $) est mieux). Et c’est aussi le plus extensible (car conçu dans ce but).
    • HttpLook (freeware) est un très bon analyseur HTTP qui permet pour le développement web de savoir ce qui se passe.
    • Ultr@VNC (freeware) est une version un peu améliorée du fameux VNC accélérant encore le transfert.
    • PuTTY (freeware) fait partie des standards du développeur un minimum intelligent, surtout lorsqu’il doit ouvrir un terminal Unix quelconque. Et quel bonheur de l’associer à un client X Open-Source (freeware) pour lancer les applications graphiques avec un confort inégalé (même par Ultr@VNC, du reste).
  • Système
    • Agent Ransack (version gratuite d’un logiciel plus puissant) est le plus simple des outils de recherche dans des fichiers, bien avant les Google Desktop (freeware) et autres grosses mécaniques d’indexation qui ne fonctionnent que pour certains types de fichiers.
    • WhoLocksMe (freeware) ne fait qu’une chose : dire, en cliquant droit sur le nom d’un fichier, qui le bloque et empêche, par exemple, sa suppression
    • CLCL (freeware) est le meilleur outil d’amélioration du presse-papier que j’ai eu sous les yeux. il est simple, pas trop intrusif et marche dans tous mes logiciels exotiques (comme par exemple opera et Eclipse, conçus sur des bases multiplateformes assez différentes)
    • SuperCopier (freeware) permet de définir une priorité aux copies, et surtout de les effectuer tranquillement les unes après les autres, sans saturer le processeur.
    • Les Power Toys pour XP (freeware). Parmi eux, on trouve l’indispensable « CmdHere » qui permet d’ouvrir l’invite de commande depuis l’explorateur de fichiers, ou un très beau remplaçant pour la fenétre ouverte par ALT-TAB.
    • 7-zip est sans doute le meilleur archiveur-désarchiveur. Compatible zip, tar et autres rar, il est en plus open-source et très pratique.
    • PDFCreator (freeware) est une imprimante virtuelle vers du PDF. Il permet donc de générer ces adorables documents à partir de n’importe quel document imprimable, comme par exemple mon CV en HTML.
    • Un patcheur pour la DLL UxTheme (freeware). A quoi ça sert ? A avoir tout simplement un beau Windows XP qui vous ressemble, plutôt que de se contenter de ce que Microsoft veut bien vous offrir !
    • Allway sync (freeware) permet la synchronisation facile de deux répertoires.

Et ce ne sont là que les indispensables[EDIT]Ca y est, j’ai retrouvé le site : http://www.marktaw.com/reviews/MyFavoriteSmallware.html