Drôle d’ambiance

Oui, je sais, d’habitude, j’évite les sujets tarte-à-la-crème-de-merde des bad buzzs et autres rumeurs politiques.
Toutefois, deux faits ont, ces jours-ci, attiré mon oeil déja largement égaré.
Le premier, c’est la sale affaire des valises de billets comptés par Chirac et Villepin, le tout raconté par le porteur de valises. Ca devient évidement n’importe quoi quand on apprend que le porteur de valise accuse également notre borgne national.
Ce qui d’un seul coup transforme la farce en drame à venir, c’est quand on apprend que ce brave homme est, encore aujourd’hui, employé par Notre Bon President. Les termes de « boules puantes » sont évidement appropriés, puisque c’est le genre d’histoire médiocrement vérifiable qui ne sert à rien tant qu’à pourrir un rival déja déséquilibré. Sauf que. Sauf qu’en fait, nos amis d’anonymous (oui oui, ceux-là même des cyber-attaques) branche francophone nous montrent que, depuis 2009, les américains sont au courant que le porteur de valises en a également apporté à Sarkozy. Je cite très précisément :

Asked who received the funds, the official responded, « both sides, but mostly the right; especially Chirac and including Sarkozy. »

Cherchez pas, c’est bien de notre actuel président que ce cable parle.
Et maintenant, petit exercice d’indépendance journalistique. Vous en avez entendu parler, de ce coup de l’arroseur arrosé ? je veux dire, mis à part sur des sites d’actualités africains ? (bon, et un site royaliste, mais ça, personnellement, je n’y attache pas trop de crédibilité)
Autrement dit, si wikileaks s’est fait attaquer de toute part sur le fait que « c’est pas bien », « c’est pas du journalisme », « c’est irresponsable », encore aujourd’hui, un an après leurs révélations les plus fumantes, nos journalistes Français sont toujours aussi soucieux de préserver leurs relations avec les gouvernants. Dans quel but ? Arracher une interview « confidentielle » où ils seront tranquillement manipulés, comme des marionnettes qu’on enfile ? Montrer leur « indépendance » ? Personnellement, plus que notre classe politique moyennement honnête (mais c’est normal, la tentation est rande), c’est notre classe journalistique incapable de faire autre chose que constater qu’on la mène par le bout du nez qui me désole. Je pense sincèrement que, dans un autre pays européen, ou aux Etats-Unis, cette boule puante se serait retournée beaucoup plus férocement contre celui qui a été élu il y a quelques années. Mais là, non.
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