La force d’un service web ? Son écosystème !

La semaine dernière, je crois, je vous parlais d'aTunes, qui est équivalent complet d'iTunes, mais réellement gratuit, et en Java. Parmi toutes ses fonctionnalités, aTunes intègre d'origine un scrobber last.fm.
Bon, je sais bien que je suis censé (tiens, bizarre, je croyais avoir écrit un post là-dessus) préférer grooveshark à last.fm. Cela dit, grooveshark ne dispose pas de cette fonctionnalité … mais je crois qu'il va falloir expliquer un peu ce que c'est.
Le scrobbling, c'est une façon marrante de dire au monde ce que vous écoutez. En fait, quand vous écoutez un morceau (avec last.fm, aTunes, …), cette information est envoyée à last.fm et affichée sur votre profil. Ca n'a l'air de rien comme ça, mais c'est assez rigolo, et c'est exactement le même principe que twitter : dès que vous pensez quelque chose, au lieu de réfléchir, paf ! Vous le mettez dans votre twitter.
Donc, on peut scrobbler sa musique sur son profil last.fm avec aTunes. Quelle belle jambe ça peut vous faire alors ! C'est vrai que ça sert pas à grand chose. Sauf que last.fm, comme tout site digne de ce nom, a une API qui est plutôt utilisée … on peut ainsi découvrir une très jolie timeline de ses écoutes, des graphiques divers et variés, ou même un outil d'accès RDF/FOAF/Web of Data. Bon, évidement, tout n'est pas intéressant.
Cela dit, j'en tire une leçon qui vient aussi de Twitter. En effet, dans les deux cas, autour du service s'est construit tout un écosystème de clients, d'outils d'intégration de données diverses, et autres …
Et quelque part, j'ai l'impression que la vraie mesure des sites web 2.0 (où à défaut d'être des clients nous sommes tous devenus des produits – mais c'est une autre histoire) ne consiste pas en une mesure de l'audience, mais en une mesure des sites qui se créent autour pour y intégrer des fonctionnalités supplémentaires et/ou en tirer un peu plus d'information.
Du coup, étant un bibliophile chronique, une question me tracasse : est-ce qu'il y a aussi un écosystème autour de Goodreads ? Bon, d'après ProgrammableWeb, pas trop. Pourtant, je garde de certain projet précédent le souvenir que les bibliophiles sont assez facilement solubles dans le web … bizarre.
Bon, cela dit, c'est pas trop grave. En effet, je ne crois pas que le but ultime de Goodreads (contrairement à Twitter et, dans une moindre mesure, de last.fm) soit de permettre la construction de mashups de plus ou moins bon goût. Cela dit, il y a certainement des choses à faire, ne serait-ce que dans les domaines (liés, mais distincts) du web of data et des statistiques. Mais là, je ne peux pas vraiment y faire grand chose (quoique par exemple je trouverais follement intéressant de voir les cotes des écrivains : quel est l'écrivain préféré à un instant t, et comment un live a été apprécié depuis qu'il a été écrit …
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