Ipad, mangez des pommes on vous dit ! – Blog InLibroVeritas

Bill, on croyait, nous, libristes, que c’était le diable en personne : l’homme qui réussit à asservir l’utilisateur à une imbrication fermé hardware/software (je te vends la machine et le seul OS pour la faire fonctionner) devait avoir une inspiration maléfique. Mais ce n’était pas le diable. Il a trouvé son maître : Steve, qui reproduit le même schéma, mais en plus, en liant le contenu, et pas n’importe lequel. L’iPad est un outil fermé qui a pour vocation de délivrer la culture (les livres particulièrement) et l’information.

L’iPad est l’ordinateur le plus fermé du monde : tellement bourré de DRM que la Free Software Fondation en a pété, à juste titre, un câble.

http://www.numerama.com/magazine/14947-l-ipad-un-veritable-concentre-de-drm.html

Mais il y a pire encore, et c’est beaucoup plus vicieux : Steve Jobs veut faire de sa tablette la machine qui va sauver la presse, répondant ainsi à un Ruppert Murdoch en quête de dividendes pour la presse numérique.

http://benefice-net.branchez-vous.com/actubn/2010/01/apple_ipad_tablette_presse_crise_sauver.html

Imaginons que l’humanité se plie aux lois de la table et de la pomme et que chaque internaute s’équipe de l’iPad après que chaque patron de presse se soit empressé de ne livrer en exclusivité juteuse ses informations en ligne qu’à Apple : on se retrouvera dans un monde où une seule entreprise aura le pouvoir de laisser paraître ou d’interdire la parution d’une information !

Une grosse parano du journaliste auteur de ce billet ? Peut-être, mais n’oublions pas qu’Apple a réussi à faire main basse sur une belle part du commerce de la musique en ligne. La recette d’iTunes peut faire le succès de l’iBooks. Espérons que les patrons de presse le comprennent et qu’ils n’aillent pas vendre leur âme au diable !

Car au final, Bill Gates n’était pas le diable. Il n’était qu’une sorte de Belzébuth. Le grand Satan, c’est Steve Jobs !

Source image : raycraighead.com sous cc-by-sa

Ah, tiens, un avis tout à fait correct sur ce qu’est vraiment l’iPad : le pire outil de censure d’entreprise au monde.
Et oui, je suis de plus en plus d’accord avec les gens qui voient en Steve Jobs un mal bien plus important que n’a pu rêver de l’être, même dans ses pires heures de mégalomanie, un Bill Gates qui, lui, ne livrait « qu’un » OS et des softs.

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