Encore les vacances de Monsieur Billaut ? Oui !

Je l’ai déjà écrit, mais {Jean-Michel Billaut} nous fait un carnet de voyage époustouflant. Et son dernier billet sur Osaka ne peut manquer de passionner le technophile que je suis. Au-delà des louanges évidentes à adresser à nos amis nippons, il faut donner une réponse à sa conclusion, angoissante s’il en est :

Notre monde, qu’on le veuille ou non, va changer du tout au tout. Je pense que les Français ne le veulent pas. Dans ce cas, il nous faut fermer nos frontières, couper tous les fils qui dépassent, revenir au franc (l’écu serait probablement mieux)… Nous avons nos Enarques/X et notre pinard… Nous vivrons bien encore pendant quelques années derrière nos lignes Maginot.

Je n’ai rien contre la critique de la franchouillardise. Mais je crois que qu’il a toutefois quelque chose d’essentiel dans cette remarque. Il y a quatre ans, à la folle époque startupante, la France vivait dans le futur (souvenons-nous de la startup magicienne qui proposait les films en streaming sur tous les portables avec une bande passante consommée de 2 Ko). Depuis, que s’est-il passé ? La bulle a éclaté, et tous les investisseurs ont cru comprendre que les technologies web étaient, vues de loin, assez proches de l’arnaque.Pourtant, on ne peut pas dire que tout le monde soit inactif. Des réseaux, comme {L’ouvre-boîte} ou d’autres, tentent de faire émerger les nouveaux usages de ces médias et de transformer notre vision de la société de l’information. Car si les japonnais arrivent à produire des produits technologiques absolument fabuleux, je crois qu’ils restent cependant dans un monde du passé, le monde réel. Pour moi, clairement, l’avenir est à la virtualisation. Et, de ce fait, il est beaucoup plus impportant maintenant (à mon sens) de travailler aux contenus qui seront utilisés sur ces appareils, qu’à la conception de ces nouveaux appareils. Car, au-delà de l’effet, sans aucun doute très politique et réfléchi du fameux « I’m afraid », de nombreuses personnes, moi le premier, continueront encore longtemps à utiliser des outils d’accès aux réseaux (notez l’importance du pluriel) qu’on peut considérer comme largement dépassés.Bref, si les japonnais pensent que l’avenir est aux appareils, au matériel, je crois pour ma part de plus en plus à l’importance du logiciel, et du virtuel.

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