Kouign-amman, nous voici !

Bon, théoriquement, je devrais écrire « kit et kat, nous voici ». Seulement,

  1. Je préfère le kouign-amman
  2. Je trouve désastreusement déplorable que Google soit (plutôt que Microsoft, par exemple), le premier éditeur d’OS à « re-brander » une version de son OS pour en tirer un bénéfice.

Ah, oui, au fait, je vous parle d’Android, là, pas de cuisine.

Parce que les gens de Wiko ont eu la bonne idée de mettre à disposition KitKat pour mon Raimbow. J’ai donc installé la mise à jour à partir de Windows la semaine dernière. Et dans l’ensemble, ça se passe plutôt bien. Même si j’ai dû manuellement réinstaller toutes les applications (d’accord, il y en a des grosses, mais puisque Google Play mémorise toutes les applications que j’ai installé – ou pas – il n’était pas capable de mémoriser que je voulais les installer en wifi ? HEIN ?). Bref, j’ai donc tout réinstallé.

Tout, sauf un truc qui me manque terriblement : Kii Keyboard. Je l’avais découvert grâce à SebSauvage, et je le trouvais fantastiquement meilleur que le clavier par défaut de Google. Mais il n’existe plus sur Google Play, et je me méfie comme de la peste de tous ces sites de téléchargement d’APK. Donc pour l’instant, j’utilise le clavier par défaut. Moins bien, mais disponible (et aucun des autres que j’ai pu essayer, Swiftkey, Dasher, et autres ne m’a réellement convaincu).

Bon, et puis il y a un autre souci, mineur celui-là. J’aimerais bien remettre Adaway, mais je dois pour ça rooter mon téléphone, et je n’ai pas encore trouvé la bonne méthode. Mais je suis sûr que je vais trouver …

OsmAnd, OsmAnd~ ou OsmAnd (free) ?

Suite à mon article d’hier, j’ai un peu fouillé sur le wiki d’OsmAnd et il s’avère qu’il n’y a pas une version gratuite et une version payante, mais

  • Une version complète payante sur Google Play Store
  • Une version gratuite « d’essai » (limitée à 10 téléchargements de cartes) sur le même Google Play Store
  • Une version gratuite complète nommée OsmAnd~ sur F-Droid (avec laquelle j’ai pu télécharger le fameux layer Wikipedia qui rajoute des points d’intérêt partout)
  • et même une version « bleeding edg » disponible sur le F-Droid, avec toutes les dernières fonctionnalités … et les derniers bugs.

Du coup, je me répand en excuse : je me suis trompé, OsmAnd ne fait pas de l’open-source pour vendre une version commerciale. C’est à mona vis plus qu’ils utilisent le Google Play Store pour sponsoriser la version gratuite de F-Droid.

Alors c’est pratique un smartphone ?

Je n’aime pas trop le terme de smartphone, ne serait-ce que parce que je me souviens des vieux, voire même très vieux, téléphones portables qui avaient déja des applications.

Et je crois que ça n’est pas la peine que je vous parle des différents Palm pilot, qui restent pour moi une espèce de summum, sur lequel je reviendrai …

Donc, je l’ai écrit ici il y a quelques temps, j’ai acheté un Wiko Raimbow d’une magnifique couleur corail. Et ça, c’est le premier choc. Parce que le téléphone n’est ni noir, ni blanc, et que bien des gens sont surpris de me voir utiliser avec plaisir un téléphone dans cette gamme de couleur. Personnellement, ça m’amuse beaucoup, parce que comme je dis toujours à mon fils

Les vrais hommes peuvent porter du rose

Et donc, rien que la couleur révèle bien des choses sur mes interlocuteurs.

Ensuite, une fois le téléphone démarré, quelques détails me surprennent.

Le premier, c’est qu’Android 4.4 a une très chouette option de démarrage/arrêt automatique, qui fait que mon téléphone s’arrête tous les sloirs à 20H30, ce qui me fournit un agréable sentiment d’apaisement. Du coup, d’ailleurs, je ne comprend toujours pas les gens qui prennent leur téléphone pour un sbstitut mammaire et s’y accrochent en permanence … Mais bon, c’est pas bien grave.

En revanche, ce qui l’est un peu plus, c’est la saisie.

Parce qu’au début, avec mes gros doigts, j’avais un mal de chien à taper sur le clavier virtuel … Et j’ai eu beau passer (sur la recommandation de Sebsauvage) à Kii Keyboard (j’aurais bien mis le lien, mais il ne semble actuellement pas disponible sur le Play Store … et les développeurs ne semblent même pas avoir de site autonome, ce qui me trouble bien plus que je ne saurais le dire), je n’ai pas retrouvé l’expérience de saisie de mon vieux Palm. Je m’explique …

Au temps béni du Palm, on écrivait avec un stylet en utilisant l’alphabet Graffiti, développé spécialement pour cette saisie. Et j’arrivais à écrire des textes à peu près aussi vite que les idées pouvaient me venir à l’esprit, ou aussi vite que les gens discutaient en réunion. Là, même avec la saisie prédictive (que je maîtrise encore assez mal, je dois bien l’avouer), j’ai l’impression d’être encore très loin de cette vitesse de saisie.

Cela dit, grâce à la réactivité de l’écran, j’ai ajouté deux ou trois gadgets qui me facilitent vraiment la vie :

  • PieControl ajoute un menu radial qui se lance en cliquant du doigt sur le côté de l’écran, et fournit quelques raccourcis bien pratiques pour accéder aux applications déja démarrées ou à une version réduite de la liste des applications. Cette liste des applications me paraissait, comme celle d’Android, d’ailleurs, largement insuffisante, avant tout parce qu’il n’y a pas de possibilité de recherche des applications à la Quicksilver/Launchy/Gnome DO.
  • Heureusement, pour ça, j’ai trouvé hier FAST, qui fait exactement ça : une liste d’applications avec recherche full text. Bien plus rapide que Quickdroid
  • Et pour les mots de passe, Keepass2Android permet facilement de taper les mots de passe, pour peu qu’on comprenne cette histoire de clavier alternatif à activer au besoin.

Bon, et évidement, j’ai les indispensables également mentionnés chez Prism-break :

  • F-Droid, qui est un peu la porte vers le libre, même si je trouve que cette porte se referme assez rapidement …
  • Firefox dont les extensions ne se synchronisent malheureusement pas avec les extensions de bureau (dommage pour Wikiwand - d’un autre côté j’ai Aard pour ça).
  • K9-Mail qui est vraiment très bien fichu (genre, le client GMail, à côté, c’est une honte – et pas seulement parce qu’il n’offre l’accès qu’à GMail)
  • Adaway que j’ai découvert cette semaine – essentiellement parce que je n’en pouvais plus de voir Podacst addict me spammer dès que je me connectais à un réseau wifi.

Il y a quand même dans tout ça un thème que je retrouve de façon assez désagréable …

Sur mon ordinateur de bureau, même avec Windows 7, j’ai accès à des applications open-source de qualité pour la plupart de mes usages (sans compter les outils de développement, qui sont tous open-source, j’ai par exemple OpenOffice, Keepass, ou même ce bon vieux Urban Terror). Sur Android, l’open-source me semble, en-dehors des vrais efforts du type Replicant, réduit à la portion congrue.

Et pourtant, des logiciels gratuits, il y en a à la pelle. Hélas, même un logiciel dont les données sont libres, comme par exemple OsmAnd, n’est gratuit qu’en surface : la version gratuite a une limite de dix téléchargements qui est … assez vite atteinte. Et pour adjoindre l’insulte à l’injure, seule la version payante permet le calcul d’itinéraires de plus de 200 Km. Non mais on est où là ? Franchement, je me demande si je ne vais pas le désinstaller et partir chercher du côté des concurrents moralement honnêtes. Entre parenthèses, l’utilisation du guidage GPS n’est pas spécialement aidé par le fix GPS particulièrement lent et fragile de ce téléphone (ce qui est, en vrai, son plus gros point noir : le GPS ne marche qu’à moitié, pour moi).

Et ça, vous voyez, c’est du gratuit en mode version d’essai, qui est exactement le genre de choses que je déteste. Et c’est là qu’on voit qu’Android est un marché en conquête : tous les éditeurs font comme à l’époque bénie de Windows 95 : du shareware qui ne dit pas son nom.

Et comme évidement il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus, le paysage des applications ressemblera, d’ici quelques version, à Detroit depuis la fin de la cité de l’automobile, ou comme les sites de shareware de Windows en 2014 : tellement de produits abandonnés que la sélection se fait finallement assez vite.

Cela dit, je m’en fous un peu, parce qu’une fois que je trouve un ensemble d’applications satisfaisant, je m’en contente. Et les applications, je les ai pour l’essentiel.

Ah, au fait, vous aurez remarqué que je n’ai pas parlé d’accès réseau … Normal, avec mon forfait 2 €. Et du coup, la grande question, c’est

Avec la wikipedia et la carte de France embarquée, 32 Go, c’est assez ?

Eh bien oui, et largement, même : j’ai la place pour y glisser 5 Go de MP3, et un peu d’ebooks (cela dit, je dois bien avouer que les mangas ne passent absolument pas sur un écran de cette taille).

Bon, vous l’aurez compris, je suis plutôt content à la fois du matériel et de l’expérience … même si je ne cracherais pas sur une méthode de saisie plus efficace.

Ca y est, j’ai peur

Merde, je ne sais pas comment prendre le truc.

Pourtant, je pensais avoir trouvé un angle, comme disent les gratte-papier, hier.

Bon, je vous explique.

Tout le monde vous rebat les oreilles avec la IIème guerre mondiale, pas vrai. Ce qu’on ne vous dit pas, c’est que l’idée de l’Europe, celle qui a donné naissance à la bureaucratie pour nomiciens professionnels, est née après la guerre : le but était de suffisament rapprocher les ennemis d’hier pour que plus jamais des pays européens ne se fassent la guerre.

Dans l’ensemble, et pour l’instant, je trouve que ça a plutôt bien marché.

Hélas, contrairement à ce que Michel Onfray prétendait bêtement hier soir sur Europe 1, l’histoire tend à se répéter. Et après la crise idiote des banques qui prêtent trop et trop mal leur argent, comme après la crise de 29, le salut économique ne peut venir que d’une chose : la guerre.

Oui, cette guerre stupide contre un groupement d’imbéciles au fin fond d’un pays déja violé dix fois par nos « amis américains ». C’est bien de celle-là que je parle.

Cette guerre idiote au nom de laquelle les français offrent leurs droits à une information libre. Vous trouvez que j’en fais trop ?

Sûr ?

Alors je vais vous expliquer un truc.

L’Etat français a décidé qu’il était bien d’aller se battre dans l’armée d’Israël, qui est un état souverain, mais pas d’aller se battre au sein de ce regroupement quasi-mafieux. Evidement, dit comme ça, c’est limpide. Maintenant essayons autre chose…

Si demain, des français veulent aller aider les paysans du Chiapas à lutter contre l’état fédéral mexicain, il se passera quoi ? Ah, je sais, rien, parce qu’ils sont tous catholiques.

Et si demain, des français veulent lutter pour la libération du Tibet occupé ? Est-ce que la France dénoncera les exactions chinoises ? Ou est-ce que ces français se verront eux aussi confisquer leur passeport ?

Vous ne voyez toujours pas où je veux en venir ?

Très bien, alors je vais être très clair.

Si Hollande n’est pas officiellement d’extrême-droite, sa politique extérieure actuelle n’est qu’une version masquée de la thèse du choc des civilisations. Et au nom de cette thèse, la dictature beige devient une réalité bien trop visible. Et hélas, il ne s’agit pas là d’une vue de l’esprit.

Alors quand je voi les déuptés français faire assaut de hargne guerrière lors des discussions sur l’inique projet de loi contre le terrorisme, j’ai peur.

Quand j’entend toutes ces horreurs sur les musulmans, islamistes, et autres qui ne sont que résidus d’amalgames vichyistes, j’ai peur.

Quand je vois la manière ignoble dont sont traitées les différentes populations de migrants qui traversent la France (et qui, comme le rappelait un article anglais, ne veulent plus s’arrêter dans le pays des droits de l’homme), j’ai honte.

Et hélas, je crains que ça ne risque pas de s’arrêter de sitôt.

Freebox, ouvre-toi !

Ma freebox avait donc chaud. Trop chaud, par cet été indien un peu doux (mais trop, il ne fait là que 20° C).

Je l’avais surélevée, croyant bêtement ce qu’internet me disait. Jusqu’à ce qu’un de mes collègues ne me rappelle que, souvent, la chaleur ne vient pas seulement d’ordinateur surchargés, mais aussi d’ordinateurs empoussiérés.

J’ai donc cherché comment ouvrir la boîte histoire d’aspirer un peu les composants …

Et j’ai trouvé cette vidéo :

Et là, je dois dire que ça a été bien facile de l’ouvrir, de passer un coup d’aspirateur dedans, avant de la refermer et de la rebrancher. Espérons juste que ca suffise, parce qu’affronter le support de free encore une fois ne m’emballe pas plus que ça ….

Procrastination ?

Le terme pourrait venir à l’esprit, si vous pensiez par exemple que j’ai la flemme d’écrire quoi que ce soit sur ce blog.

Et, en un sens, ce serait vrai.

Parce qu’il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent, il faut le dire.

D’un autre côté, je ne rends pas compte de grand chose, peut-être parce que, pour l’instant, je construis …

Enfin, je construis, façon de parler.

J’ai déja dit que je faisais pas mal de Javascript en ce moment. Je devrais plutôt dire que je ne fais que ça. Et, en un sens, je prends un pied conséquent à jouer avec la pile construite pour l’occasion.

Parce qu’il s’avère (essentiellement grâce au duck typing), qu’il est d’une simplicité terrifiante d’y faire rentrer des ronds dans des carrés, et de mélanger plus ou moins proprement des paradigmes objets et fonctionnels.

Tiens, je vais vous donner un exemple un peu tordu.

Vous avez entendu parler des Deferred en javascript ? Non. Bon, je ne vais pas vous expliquer ça plus avant qu’en vous disant que ça revient à pouvoir dire à du code Javascript « quand on te dit go, tu go ». Je ne vais pas non plus rentrer dans la polémique des Promises/A vs Promises/B.

Non.

J’avais ce matin un problème bizarre.

Je voulais utiliser l’API de jQuery Deferred pour avoir une espèce de Deferred réexecutable. Il s’avère, et je le comprend tout à fait, que ça n’est pas possible. Parce que le Deferred, une fois qu’il s’est exécuté, est tout bonnement terminé. Je me suis donc creusé la tête un moment avant d’écrire mon petit module requirejs qui me fournit la classe qui va bien :

Evidement, ça n’a pas l’air de grand chose. Mais là, grâce à ce « truc », j’ai toute l’API de Defferred qui m’intéresse, et je peux créer le « vrai » objet sans problème.

Je dois bien reconnaître que c’est bien plus simple que d’implémenter une interface, ou quoi que ce soit d’aussi compliqué.

Alors, procrastination ? Sans doute, dans la mesure où ce code est fondamentalement asynchrone :-)

Rha la freebox !

Bon, je ne vais pas vous parler du fait que la freebox va enfin passer à Android TV, parce que ça n’est qu’une rumeur (même si c’est une rumeur très intéressante).

Non, je vais vous parler du problème classique des freenautes : les petits détails gênants. En l’occurence, le détail gênant, c’est la gestion de la surchauffe apr la freebox revolution server. Ou plutôt, dans mon cas, sa non gestion.

Voyez-vous, j’ai récement légèrement réaménagé mon salon : j’ai remplacé une jolie étagère Fly sur laquelle était posée la Freebox Server par une bibliothèque Billy que j’ai légèrement améliroé en y forant des trous pour passer tous les câbles de la freebox derrière le meuble, ce qui est moins disgracieux (j’en connais qui parleraient de WOF, mais soyons sérieux, je trouve les câbles électriques ou réseau d’une laideur abyssale). Et il semble que le fait de placer ma Freebox Server dans une bibliothèque nuise gravement à ses performances, ou plutôt à son aération, puisque depuis ce changement, je perds l’utilisation d’internet, de la télé ET du téléphone à peu près tous le sjours.

Insupportable.

J’avais d’abord accusé le transformateur CPL, mais même en le mettant plus à l’air, rien n’y fait, les déconnexions continuent. J’ai donc le choix entre

  • ouvrir la freebox pour l’aérer (facile à faire apparement mais un peu sale sur le long terme),
  • tenter de la poser sur une plaque métallique elle-même ventilée avec un ventilateur USB par exemple
  • la déplacer vers un endroit plus aéré

J’ai bien l’impression que je vais choisir la troisième solution …

Cela dit, il y a là un autre élément gênant.

Quand j’ai quitté le googleverse, j’ai installé un paquet de servcies sur mon NAS (qui marche très bien, lui). Parmi ces services, on peut évidement compter shaarli, krissfeed et deux ou trois autres trucs Indispensables au travailleur du savoir que je suis. Problème : aucun de ces services n’est accessible aujourd’hui, puisque ma freebox s’est arrêtée !

Et ça, ça s’appelle un Single Point Of Failure ou je ne m’y connais pas …

Ce qui me rappelle furieusement le projet Chaos Monkey de Netflix : si on veut savoir comment se comporte un système quand un composant, il n’y a qu’une seule bonne façon de vérifier : en débranchant le composant pour voir ce qui se passe.

Javascript all the things .. or not ?

Depuis deux semaines, je me suis remis avec intensité (et sous la contrainte)  au développement Javascript dans un univers proche du navigateur classique, mais pas tout à fait semblable.

Et je dois dire que, si certaines choses ont changé, d’autres sont toujours aussi décevantes.

Typiquement, je suis déçu d’avoir passé DEUX JOURS ENTIERS pour détecter que je passais un argument undefined à une fonction. Surtout que c’est arrivé alors que j’utilise Eclipse avec son mode Javascript, qui est censé m’afficher quelques erreurs (mais qui n’est apparement pas dérangé par l’utilisation de variables non définies … à moins que ça ne soit configurable).

L’autre déception, mais je m’y attendais, c’est nodeJS et son écosystème authentiquement merdique. Je m’explique.

Vous pensez que nodeJS est un framework permettant de développer des applications web côté serveur, pas vrai ? Moi, en tout cas, je le croyais. Jusqu’à ce que je découvre que, via NPM, Grunt, Bower, et tout un tas de projets concurrents aux noms de hipsters mal dégrossis, les développeurs Javascripts sont censés être capables d’en faire l’équivalent de maven. Sauf que, d’une part, personne ne s’est dit « tiens, si on faisait tourner maven dans Tomcat ? », et que d’autre part le tri évolutif n’a pas encore lieu : il y a pour chaque besoin au moins deux outils concurrents, à peu près aussi peu fiables l’un que l’autre, et toujours très mal documentés. En bonus, quand vous commencez un projet, que node commence par installer tout un tas de trucs sur votre machine, et que le fichier package.js ne semble pas vraiment utilisable pour ajouter des dépendances (on me dit toujours de faire npm install bidule), ben ça fait bizarre.

Surtout quand, d’un autre côté, grâce aux Webjars découverts dans Wisdom, gérer des dépendances Javascript dans un projet Maven est d’une simplicité proprement biblique.

Et il y a d’autres bonnes nouvelles …

La première va vous paraître typique du développeur Java fou, mais est en fait plus qu’appréciable dès que le projet grossit un peut (et comme j’ai déja 700 fichiers, on peut dire que c’est déja un gros projet, je pense).

C’est requirejs.

Cette petite librairie, à la documentation rigolote, permet à peu de frais de faire de l’injection de dépendance en Javascript d’une façon qui, sans atteindre la complexité de CDI et de ses scopes/produces/… est quand même vraiment très pratique. Et par très pratique, je veux dire absolument indispensable si on ne veut pas pourir son namespace global avec des tonnes de variables à la noix.

La seconde est un peu une conséquence de la première.

En fait, à l’origine, je voulais suivre le mouton et développer une application AngularJS tout ce qu’il y a de plus traditionnel. Bon, je savais aussi que j’allais avoir vraiment besoin de requirejs. Je ne me voyais donc pas charger une partie de l’application avec requirejs, et en utiliser une autre sans. J’ai donc cherché pendant une journée ou deux comment faire marcher angularJS avec requirejs. Mais aucune des solutions que j’ai vu ne m’a réellement satisfait. Oui, il y a douze réponses sur StackOverflow pointant sur autant de projets nodeJS dans GitHub. Mais

  1. Vous pouvez relire ce que j’ai écrit plus haut sur nodeJS
  2. Même en copiant le code dans mon projet, ça n’a jamais fonctionné de façon convaincante.

Du coup, j’ai du chercher un peu plus.

Et je suis tombé via todoMVC, sur Ractive. Ractive, c’est l’outil de génération d’interface Javascript sympa : il s’insère facilement dans un projet requirejs, il fournit des templates en HTML également chargeables avec requirejs, il veut bien travailler avec jQuery quand il faut, et surtout il est simple à comprendre : pas besoin d’une tripotée de contrôlleurs,factories, et autres idées pénibles issues des plus mauvaises interprétations du MVC (oui oui, je le reproche bien à AngularJS). Non. Il se contente de fournir des contrôleurs, des vues, et des modèles. C’est facile à utiliser, rapide à comprendre, et ça fournit de belles interfaces graphiques.

Bon, en même temps, je sais que l’écosystème Javascript est comme ça depuis ma lecture de Javascript, the world most misunderstood language il y a bien longtemps. Cela dit, j’aime bien l’idée de passer à un langage fonctionnel, sauf lorsque je dois faire (comme c’est le cas aujourd’hui), du code récursif et asynchrone – heureusement qu’il y a les Deferred de jQuery, sinon ce serait authentiquement impossible. En parlant de ça, je ne comprend pas trop le débat sur les Promises/A et les Promises/B. Ca donne l’impression que la communauté Javascript n’a pas de JCP …. oui, je sais, il n’y en a pas, et c’est bien dommage.

J’ai craqué !

Quand je dis ça, je suis un peu mélodramatique … quoique.

Enfin bref.

J’avais déja craqué, pour l’essentiel, en prenant un forfait téléphonique, certes limité (le fameux forfait free 2H/2€). Mais j’étais resté coincé avec un de ces fameux feature phones à clapets et sans applciations, ni gadgets de quelque ordre que ce soit. Un téléphone … pour téléphoner.

Mais là, j’ai craqué d’une autre façon en m’offrant un téléphone Android, avec un grand, beau, (et salissant) écran de 5″ qui me rappelle mon Palm d’une autre époque, à un détail près : le Wiko Raimbow que je viens de m’acheter est bien moins cher, et français (enfin, vendu en France par des français, je ne doute pas qu’il soit fabriqué en Chine).

Le moment est donc venu d’apprendre à utiliser un autre OS que Windows ou Mac. Certaines choses sont diablement pratiques, d’autres moins. Mais dans l’ensemble, c’est assez plaisant, je trouve.

Et l’écran, même si il n’est aps reconnu comme exceptionnel, me paraît personnellement être déja une grande victoire.

Par contre, j’ai encore quelques soucis philosophiques de gestion de ma mp3thèque en synchronisation : j’utilisais auparavant iPod manager pour synchroniser mon iPod avec Foobar2000, mais là, je n’y arrive absolument pas. Et ça me paraît bien dommage … Parce que je vais devoir remplacer ça par une copie d’une sélection de mes MP3s préférés dans la carte SD, assortie de l’utilisation d’un podcatcher pour Android. Je ne suis pas très satsifait de ce découpage, mais il faut bien le tester, j’imagine.

 

Le voyage dans le temps, c’est possible sur internet

Notez bien que, dans le sens le plus général, c’est déja possible à travers des outils comme Internet Wayback Machine, mais c’est quand même assez peu pratique.

En revanche, là où ça devient pratique, c’est quand l’historique peut s’afficher directement dans le navigateur. Et ça, c’est ce que propose le protocole Memento. J’imagine qu’il doit y avoir un rapport avec le film, mais lequel … mystère (En passant, la construction en ping-pong marche avant/marche arrière de ce film est la même que celle du superbe roman de Iain M Banks nommé « L’usage des armes »).

Enfin bref, memento, c’est une bonne idée.

Mais dans ce cas, pourquoi, POURQUOI, malgré la RFC, choisissent-ils de ne l’implémenter qu’avec Chrome en standard ? Hein ? Pourquoi. Heureusement pour moi, Firefox est open-source, et il existe une extension alternative curieusement nommée mementofox qui va me permettre de tester ce truc que j’imagine dément.

Cela dit, ce dont j’ai vraiment besoin (essentiellement pour le link rewriting dans le lifestream), c’est d’une librairie Java me fournissant l’équivalent de memento, pour pouvoir être sûr de montrer les liens tels qu’ils étaient à l’époque où je les ai sauvegardés. Ca doit pouvoir se trouver, non ? A priori, non, toutefois comme il existe un navigateur memento pour Android, j’imagine qu’il doit être possible d’en extraire le code métier pour faire des requêtes memento à la main …